Tatà aussi c'est une loutre unijambiste alcoolique. ♥
 

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 Myth Hunters

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Katsuki-san
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MessageSujet: Myth Hunters   Sam 4 Avr - 23:50

Salut tout le monde !

Voici en exclusivité une autre des mes histoires (oui, je les cumule je sais x'D)

Certains la connaissent peut-être, il s'agit de Myth Hunters !

N'hésitez pas à me dire si ça fait trop long, si il y a des formulations maladroites...

Autre-chose, je me suis amusé à chercher des lieux sur Google Maps pour écrire Smile Donc, si vous rencontrez une adresse, il y a de fortes chances pour qu'elle soit existante et que ça corresponde au bâtiment décrit ='D

Sur ce, j'espère que ça vous plaira Smile

Chapitre 1
La nouvelle recrue

De : Agent Sven
À : Joshua Spencer
Reçu le : 12 novembre 2011
Objet : Re: La nouvelle recrue

Salut Josh,
Comme je te le disais dans mon précédent mail, la nouvelle recrue va bientôt t’être envoyée !
Elle s’appelle Catherine Lowrence et est une « ancienne » de la police du bled où tu t’es paumé ☺
C’est joli, Philadelphie, je dis pas. Mais bon, t’avais l’occasion de choisir plus… mieux !
Bref ! Son CV est pas mal : elle a déjà un peu brillé dans la police, bien qu’une bleue. Elle a pas froid aux yeux quand il s’agit de casser la gueule aux méchants, habile quand il s’agit de manier un flingue. Je te laisse en apprendre davantage dans son dossier. Il est en pièce jointe.
En plus, elle est bien gaulée, la demoiselle ! Si elle m’a fait de l’effet, je suis sûr qu’elle te plaira Wink
Elle devrait arriver demain après-midi, vers 15h30.
Cordialement,
Agent Sven | Bureau du S.I.S.A. de New York / Agent de liaison du Myth Hunters


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Le taxi roulait à faible vitesse dans les rues de Philadelphie. Bien qu’en milieu d’après-midi, la circulation était assez importante. Comme c’est le cas dans toutes les grandes villes américaines.

L’automne touchait à sa fin, et l’hiver commençait à pointer le bout de son nez.

Et avec lui, des changements majeurs dans la vie de la jeune femme assise à l’arrière du véhicule.

La fille devait avoir à peine plus de vingt ans. Elle avait de beaux yeux verts et des cheveux châtains. Ces derniers étaient attachés en une queue de cheval assez classique. C’était une habitude qu’elle avait prise dès son entrée en école de police et cela l’a suivie même plus tard. Cela lui permet de ne pas être dérangée par ses longs cheveux. De plus, cette coupe lui allait très bien. Ou comment joindre l’utile à l’agréable.

Elle était habillée d’un léger pull à manches longues gris et d’un jean délavé plus large que ceux que portent habituellement les jeunes filles de son âge – à savoir des jeans slims. Elle portait également une veste beige assez longue. Son sac à main, ressemblant plus à un sac de cours à bandoulière, était posé sur l’autre siège à l’arrière de la voiture. Il semblait contenir quelques affaires, ainsi que des documents.

- Vous êtes du coin, c’est ça ? Demanda le chauffeur, un homme d’origine afro-américaine d’âge mûr.
- Pas vraiment. Répondit la jeune femme avec un sourire. Je suis née dans le Dakota du Nord, ma famille y vit.
- Ah ! Fit le chauffeur. C’est pour ça que vous n’êtes pas habillée très chaudement ! Vous êtes habituée à vivre dans la neige ! Plaisanta-t-il. Ça m’étonnait, avec le froid de canard qu’il commence à faire !
- Et ça ne fait que commencer ! Répondit la jeune femme en riant.
- Au fait, mademoiselle. Dit le chauffeur. On arrive bientôt à l’adresse que vous m’avez indiquée. Vous êtes sûre que c’est bien là ? Demanda-t-il en posant les yeux sur un bâtiment à vendre.
- Hm… Fit la jeune femme en cherchant un papier dans son sac. 428 Lombard Street. Répondit-elle en lisant. Si, c’est bien là ! Ajouta-t-elle avec une pointe de surprise dans la voix.

Il s’agissait d’une petite maison en hauteur typique, avec ses fenêtres verticales et ses petites briques rouges. Elle se composait d’un rez-de-chaussée, de deux étages au-dessus et d’un sous-sol, à en juger par les sortes de volets dissimulant son entrée.

À cet instant précis, la jeune femme se demanda bien qui pouvait lui avoir donné rendez-vous à l’entrée d’une maison en vente. Elle ne se démonta pas et demanda au chauffeur de l’y déposer.

- Combien je vous dois ? Demanda-t-elle.
- Ça vous fera 15$ !
- Seulement ?!
- Hoho ! Fit-il en rigolant. Ce n’est pas tous les jours qu’on a des clientes aussi charmantes ! Je vous fais cadeau d’une partie du voyage !
- C’est vraiment très aimable à vous ! Lui dit-elle avec un grand sourire.

Après avoir été payé, le taxi repartit dans les rues de Philadelphie, laissant la jeune femme face à son point de rendez-vous.

Suite à une étrange aventure qui lui était arrivée quelques mois plus tôt, lors d’une intervention de son unité dans un quartier malfamé de la ville, elle avait été sommée de quitter la police. Pour une raison qui lui échappe encore aujourd’hui. Certes ce qu’elle avait vécu était très étrange, à la limite du paranormal, et elle en avait subi un traumatisme, mais ce n’était pas une raison pour la virer de la sorte !

Peu après, un jeune homme l’avait accostée alors qu’elle sortait de son commissariat. Il était engoncé dans un costume-cravate noir et chemise blanche et portait des lunettes de soleil teintées noires. Exactement le même costume que portent les agents du Men in Black dans le film éponyme.

Ce dernier s’était présenté sous le nom de « Sven ».

Il a fait allusion à ce qui s’était passé, ce fameux jour, et lui a fait une offre d’emploi qu’elle s’est sentie obligée d’accepter. Il lui a alors dit de partir se reposer dans sa famille, et qu’il allait lui faire parvenir le lieu et l’heure du rendez-vous quelques semaines plus tard.

Et quelques semaines plus tard, elle avait effectivement reçu les informations par e-mail. Un doute l’avait alors assaillie quant à l’identité de ce Sven et à l’étrange costume qu’il portait.
Néanmoins, elle s’était engagée. Et elle ne revenait jamais sur sa parole.

La voilà donc perdue au beau milieu de Philadelphie devant une maison en vente et pas un chat à l’horizon pour l’accueillir.

Le dénommé Sven l’avait prévenue, dans le mail, qu’elle allait rencontrer un certain Joshua Spencer, et que ce dernier allait être son nouveau patron.

Après quelques minutes d’attente, elle tenta d’aller sonner à la porte.

À sa grande surprise, cette dernière s’ouvrit après quelques secondes.

La personne qui lui avait ouvert avait l’air d’avoir la trentaine, voire la quarantaine. Les cheveux blancs, les traits tirés. Il portait une veste marron par-dessus une chemise crème, ainsi qu’un pantalon en jean bleu délavé, retenu par une ceinture marron classique. A ses pieds, il avait des rangers de militaire.
Un autre détail frappa la jeune femme : l’homme avait les yeux rouges !

- C’est toi Catherine Lowrence ? Demanda l’homme.
- Euh… Fit-elle en revenant sur terre. Oui, c’est moi. Et vous devez être…
- Joshua Spencer, oui. La coupa-t-il. Avant que tu demandes, oui, je suis albinos et non, je ne suis pas vieux. D’après Nikolaï, on aurait à peu près le même âge. Viens entre. Dit-il en lui faisant signe de rentrer.

Catherine restait muette tandis qu’elle essayait d’assimiler toutes les informations qui lui parvenaient. Et ce n’était surement pas la fin des surprises !

L’intérieur était beaucoup plus accueillant que l’extérieur ne le laissait présager.

La porte donnait sur un petit couloir terminé par des escaliers menant aux étages supérieurs et une porte donnant surement sur le sous-sol.

- Vas t’installer dans le salon. Dit Joshua en désignant une grande pièce à gauche de l’entrée. Lui alla dans la pièce en face qui devait être la cuisine.

La jeune femme s’exécuta.

Le salon était une pièce carrée avec en son centre une table basse carrée également, presque ensevelie sous des livres et des revues. Sur la droite, en entrant, il y avait une petite télévision placée au centre d’un grand meuble télé servant de toute évidence à accueillir plus de livres qu’à regarder des programmes télévisés. En face, se tenait un canapé en toile semblant avoir beaucoup servi. En face de l’entrée, il y avait un bureau où était placé un ordinateur. L’écran de ce dernier occupait une grande partie de l’espace disponible et il restait juste la place de mettre le clavier. La tour devait être ensevelie sous les revues, elle aussi.

Catherine ne s’attendait pas à un tel bazar !

Elle essaya de se frayer un chemin jusqu’au canapé sans marcher sur les magazines jonchant le sol. Une fois installée, elle jeta un œil à toutes ces revues. La plupart parlaient de crypto-zoologie. Cette pseudoscience consistant à faire des recherches de créatures imaginaires telles que le Big-Foot.
Catherine se questionna de plus en plus sur son nouvel emploi.

Joshua la rejoint quelques instants plus tard et lui tendit un verre d’eau.

- Tiens. – Il alla s’assoir sur sa chaise de bureau. – Excuse le désordre. Dit-il d’un ton vaguement désolé. Je te cherchais un peu de boulot. – Cette remarque intrigua beaucoup la jeune femme – Tu as fait bon voyage ? Demanda-t-il ensuite.
- Hm. Oui, merci. Joshua commença à feuilleter un document. Elle distingua sa photo sur la première page et devina qu’il devait s’agir de son CV. Euh, à propos, je voulais vous demander…
- Ne sois pas si formelle. La coupa Joshua, sans cesser de feuilleter le dossier. Nous allons être emmenés à travailler ensemble, alors autant que tu me tutoies tout de suite.
- D’accord, très bien. Répondit-elle moitié surprise, moitié indignée par l’attitude du jeune homme. Tu peux m’appeler Cathy, alors. Tout le monde m’appelle comme ça.
- Comme tu veux. Fit-il. Il posa enfin le CV et lui demanda. Comment en es-tu arrivée là ?
- Euh quoi ? S’étonna-t-elle devant la rudesse et le peu de précision de la question.
- Je veux dire, comment tu as été recrutée pour venir travailler ici ?
- Oh ! Eh bien, un homme étrange m’a dit qu’ici, j’aurais un travail. En gros.
- C’est pas faux. Mais pourquoi il est venu te voir ? Insista Joshua
- Je ne comprends pas où tu veux en venir… Lui dit-elle, perplexe.
- Sur ton dossier, il est écrit que tu as été radiée de la police de Philadelphie. Dit-il en soupirant. Pourquoi ?
- Oh. Hm… Fit-elle en détournant le regard.
- Ton équipe a été attaquée par des Hémophages, c’est ça ?
- Des… Quoi ?
- Racontes-moi. Dit-il sans prendre en compte la surprise de la jeune femme.
- Nous… Commença-t-elle, de plus en plus perplexe. Nous avions eu une info comme quoi des trafiquants de poches de sang se trouvaient dans un bâtiment de South Street. Il y avait eu beaucoup de vols dans les cliniques et hôpitaux du coin. On y a fait une descente et effectivement, ils étaient présents. Mais… Elle stoppa, se remémorant des choses affreuses. De plus, elle avait peur que Joshua ne la prenne pour une folle. Elle était la seule survivante de cette descente, mais ne savait pas par quel miracle. Et cela la mettait mal-à-l’aise.
- Mais ça ne s’est pas passé comme prévu. Termina Joshua.
- Non. Continua Cathy en regardant ses pieds, serrant le verre d’eau dans ses mains. Ils… Ils étaient bizarres ! Les oreilles pointues, la peau toute blanche… Et… Ils buvaient les poches de sang…
- Jusque-là, rien d’anormal… Marmonna Joshua. Cathy le regarda avec des yeux ronds. Continue. Lui dit-il sans tenir compte de l’air interloqué de la jeune femme. Après un long silence, elle reprit.
- Nous les avons tenus en joue, mais ça les a fait rire. Et d’un coup, il y en a un qui s’est retrouvé à côté de moi, les mains en sang. Un de mes collègues avait été égorgé… Ça a été la débandade. J’ai été bousculée, la fumée, les coups de feu… Je ne sais pas ce qui s’est passé, concrètement. Je me suis réveillée à l’hôpital. J’avais juste quelques contusions et coupures. Mais j’étais la seule à avoir survécu…
- Très bien… Merci. Dit-il sur un ton qui se voulait amical. Je vais t’expliquer, maintenant.
Catherine le regarda attentivement. Les réponses allaient enfin arriver.
- Les créatures que tu as vues sont appelée « Hémophages », ou littéralement « Mangeurs de sang ». Comme tu auras pu le constater, ce sont, en quelque sorte, des vampires.
La jeune femme ouvrit des yeux ronds. Elle ne croyait pas un traitre mot de ce que Joshua venait de lui dire. Ce n’était pas possible. « On n’est pas dans Twilight, merde ! » s’était-elle exclamée intérieurement.
- Je me doute que tu trouves ça absurde. Répondit Joshua au regard lancé par Cathy. Pourtant, c’est la vérité. Ces créatures appartiennent à un règne animal à part. Si on peut dire. Ce sont ce qu’on appelle des Myth. Des créatures engendrées par erreur par la nature et qui ont alimenté les mythes et les légendes. Ils inspirent même encore aujourd’hui les bons romans comme les très mauvais films. Et notre travail consiste à les chercher et les éliminer. Mais aussi de cacher leur existence au monde.
Évidemment, ils sont dangereux. Bien qu’au point où on en est, certains sont devenus du menu fretin.
- Attends ! Comment ça ?! S’exclama Catherine.
- Je veux dire que, comme les hématophages que tu as rencontré, il existe des Myth faibles qui… Commença-t-il calmement.
- Non, je veux dire… ! Le coupa-t-elle. Comment ça peut être vrai ?! Comment des putains de mangeurs d’hommes peuvent-ils être considérés comme faibles ? J’y crois pas ! Dit-elle en se levant et en se dirigeant vers la porte.
- Je me doute bien que tu ne me crois pas. Dit Joshua, sans avoir bougé de son salon. Si ça te chante, tu peux partir. Tu n’es pas obligée de rester. Je peux très bien me débrouiller tout seul. C’est quelque-chose que Nikolaï a du mal à se rentrer dans le crâne.

Catherine stoppa net. Elle se doutait que Joshua parlait sérieusement quand il disait qu’il travaillait seul. Ses manières de rustre venaient du fait qu’il se meut dans la solitude depuis un certain temps, déjà. Mais comment faire pour le croire ? Comment croire à quelque-chose d’aussi insensé ?

- … Qui est ce Nikolaï ? Demanda Cathy après un temps.
- C’est l’agent « Sven » qui t’as donné cette adresse.
- Hm…
- Ils s’amusent à se donner des pseudonymes. Comme ça m’énerve, j’appelle Nikolaï par son prénom.
- Qui ça, « ils » ? Demanda Cathy qui était revenue dans le salon.
- Notre employeur. Le S.I.S.A.
- Mais ce n’est pas toi qui…
- Une seconde, je t’explique vite fait. Coupa Joshua en invitant la jeune femme à s’assoir une fois encore. Le S.I.S.A. est une agence mondiale protégeant le monde. Tu découvriras ça bien assez tôt, crois-moi ! Et nous, on est en quelque sorte un « sous-traitant » du S.I.S.A. qui s’occupe du problème des Myth. Le Myth Hunters.
- Je… crois que je comprends mieux… Dit Catherine.
- Bien. Concernant ce qu’il s’est passé après que tu sois tombée dans les choux, je ne sais pas. Toujours est-il qu’une équipe du S.I.S.A. est intervenue, un peu trop tard, malheureusement. Ils t’ont sauvée. Tu veux toujours t’en aller ? Ajouta-t-il d’un mouvement de tête en direction de la porte.
- Je ne sais pas… J’ai toujours du mal à y croire…
- Je me doute, oui. Il est maintenant un peu tard. Le soleil décline. Fit remarquer Joshua. Si tu veux, il y a des chambres à l’étage. Tu peux t’y installer pour le moment. Tu peux même vivre ici de façon permanente, si ça te chante. Ou aller dans un hôtel.
- Hm… D’accord. Dit Catherine en reprenant son sac.
- On commencera à bosser demain. Je t’avais trouvé quelque-chose pour aujourd’hui, mais ce n’est plus le moment. Je te trouverais autre-chose demain. J’ai déjà mangé. Tu peux te servir dans le frigo. Bonne nuit. Fit-il en sortant de la pièce.
- D’accord. Merci !

Une fois que Joshua eut quitté la pièce, Catherine se mit à réfléchir à toute vitesse.

Ce garçon parlait de façon trop sérieuse, calme et posée pour mentir. Mais ce ne pouvait pas être vrai !
Un souffle la sortit de sa torpeur et la fit sursauter.

Il s’agissait de l’ordinateur qui devait rester allumé en permanence.

La curiosité l’emporta et elle bougea la souris.

L’ordinateur quitta son mode veille et se ralluma. À l’écran s’affichait divers articles dont un attira son attention : Celui traitant de sa descente dans South Street ! L’article était un copié/collé de l’original et plusieurs passages étaient surlignés. Une note les accompagnait : « Même endroit, 19h. 4 restants. »
Le message était clair. Joshua avait dû chercher les « hématrucs » restants pour les tuer.

Que cette histoire soit vraie ou non, elle devait faire quelque-chose pour venger la mort de ses collègues. Elle se dirigea alors d’un pas décidé vers le couloir quand quelque-chose attira son attention dans la cuisine.

Une étrange mallette en cuir noir était posée sur une table. La curiosité s’empara à nouveau d’elle et elle alla l’inspecter.

Elle semblait ouverte, mais un détail sur la poignée attira son attention avant : une étiquette avec son nom écrit dessus.

Sa curiosité encore plus attisée, elle ouvrit les deux fermoirs de la mallette.

À l’intérieur, elle découvrit des pistolets Glock 17 jumeaux, accompagnés de chargeurs de 31 munitions. Dans la mousse synthétique protégeant les armes, on pouvait lire comme une gravure : « Die Bohrer ». Catherine ne parlait pas allemand et n’avait donc aucunes idées de ce que cela pouvait bien signifier. Une inscription était également gravée sur le côté de chaque pistolets : « Pray landing in Hell ». « Prie pour atterrir en enfer ». Un étrange message !

Les glocks étaient faits de façon étrange. En effet, habituellement, les glocks sont de couleur grise ou noire – étant faits en polymères synthétiques rendant l’arme légère et plus souple, affaiblissant le recul – mais ceux-ci semblaient chromés et avaient des reflets bleutés.

Quoiqu’il en soit, elle pouvait deviner que ses armes avaient été mises à sa disposition lors de la prise de son nouvel emploi. Et elle comptait bien s’en servir.

Elle vit également qu’une ceinture en cuir marron avec deux holsters était posée à côté de la mallette. Elle la prit, l’attacha à la place de la sienne et y rangea les deux glocks. Elle fut étonnée du poids des armes. Ces dernières étaient plus légères que ce qu’elle pensait.

En sortant de la cuisine, elle vérifia que Joshua n’était pas présent et ressortit discrètement de la maison. D’après la note, les « hématrucs » se trouveraient au lieu de la descente vers 19h. Et ils seraient quatre.

Le lieu n’était qu’à quelques rues de la maison. Et il lui restait environ une paire d’heures pour préparer un plan et éliminer ces gens dangereux.

Elle s’y rendit en trottinant. Une fois sur place, elle alla se cacher dans une ruelle en vue de préparer son plan.

Ils étaient supérieurs en nombre. De plus, si Joshua disait vrai, ces créatures étaient des vampires. Ils devaient donc avoir une force hors du commun. Si elle voulait avoir une chance, elle devait les prendre par surprise, et rester cachée. Elle ne pourrait pas les avoir tous d’un coup. Elle devra les attirer un par un et les éliminer sans pour autant révéler sa position aux autres.

Une fois les détails en place, Catherine se faufila à l’intérieur du bâtiment. Elle connaissait un peu les lieux et pu donc trouver une cachette à priori sure.

Et elle attendit.

Les secondes semblaient durer des heures. L’attente était terrible pour elle qui voulait que justice soit faite.

Mais son attente finit par payer. Elle entendit du mouvement plus bas dans la bâtisse. Elle se risqua à jeter un coup d’œil.

Les quatre personnes venaient de rentrer dans la pièce voisine de sa cachette. Ils étaient comme dans son souvenir : le teint blafard, les oreilles pointues… Ils semblaient discuter entre eux, mais Catherine n’arrivait pas à comprendre ce qu’ils disaient. Et elle s’en fichait.

Elle mit alors son plan à exécution. Elle commença à bouger vers l’extrémité d’un couloir à l’opposé de la pièce dans laquelle les Hémophages s’étaient réunis. Puis, elle lança une pierre contre un mur.
Le bruit attira l’attention des monstres qui se turent immédiatement.

Au moment où Catherine aperçu l’un d’eux dans l’encadrement du couloir, elle se mit en position. D’ici, ils ne pouvaient pas la voir et, une fois sa première victime faite, elle pourrait aller se cacher rapidement ailleurs et recommencer l’opération.

Mais la créature mettait du temps à arriver.

Après un petit instant, elle décida de passer la tête pour voir où se trouvait l’Hémophage.

Mais personne.

Étonnée, elle alla se risquer à regarder dans la salle où ils s’étaient réunis. Personne non-plus.

Elle sortit de sa cachette et marcha dans la pièce en ruminant.

- Mince, ils se sont enfuis ! J’ai été stupide !
- Je ne te le fais pas dire… Dit une voix rauque derrière elle.
Elle fut alors projetée violemment contre un mur. En reprenant ses esprits, elle vit les quatre créatures se diriger lentement vers elle. Tous la regardaient d’un regard malsain, et avaient un sourire carnassier terrifiant.

Ses agresseurs étaient relativement loin.

Elle mit rapidement la main sur son holster pour se défendre, mais l’un des Hémophages fut plus rapide. Sans même avoir eu le temps de le voir se déplacer, la créature l’avait immobilisée et tenait fermement ses mains plaquées au mur, au-dessus de sa tête.

- Allons, mademoiselle… Dit-il très lentement. Très près d’elle. Son haleine nauséabonde emplissant les narines de Catherine. Vous n’allez pas gâcher la fête tout de suite ?

Ses camarades se mirent à ricaner.

La situation était réellement désespérée. L’emprise de ce monstre était trop forte. Il lui cassait presque les poignets en l’immobilisant. Elle ne savait pas comment elle pourrait s’en sortir. Mais elle ne devait pas perdre espoir. Il y avait forcément une solution.

Il y eut du mouvement au niveau des trois autres monstres.

Sans relâcher son étreinte, l’Hémophage regarda derrière lui.

Deux des autres s’étaient éloignés du troisième qui semblait figé sur place.

Ce dernier avait des yeux écarquillés, injectés de sang, et semblait vouloir hurler sans pour autant y arriver.

Du sang se mit à couler de sa bouche. Lentement, puis à flots, tandis qu’une lame en sortait.
Un mouvement rapide, et il ne resta plus d’une demi-tête à l’Hémophage. L’autre moitié alla s’écraser un peu plus loin, emportant avec lui d’importants filets de sang.

Puis, son corps s’effondra, laissant apparaitre la personne qui tua la créature.

Un homme aux traits tirés, aux cheveux blancs et aux yeux rouges.

- La fête est finie. Conclut-il.

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Rapport n°JSPE-CL-001
Écrit par : Joshua Spencer
La première mission de la nouvelle recrue Catherine Lowrence fut un échec.
Elle a été impulsive et a pris de mauvaises décisions. Elle est partie en mission seule et a failli se faire tuer.
Par bonheur, je suis arrivé à temps pour la sauver et terminer la mission en succès. Les Hémophages sont morts, mais, comme je l’ai écrit plus haut, je considère cela comme un échec.
Commentaires personnels :
Vous devriez la prendre dans votre QG et lui effacer la mémoire. Elle n’est pas faite pour ce travail.
Si vous tenez réellement à me donner un équipier, envoyez-moi quelqu’un de compétent. Je n’ai pas le temps de jouer les baby-sitters.
Terminé.


Dernière édition par Katsuki-san le Mar 21 Juil - 15:29, édité 1 fois
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Némésis
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MessageSujet: Re: Myth Hunters   Ven 24 Avr - 20:55

Oho, très bonne introduction^^
Désolée d'avoir tant tarder à lire, je ne voulais pas faire ça à la hâte Wink
Bah écoute je trouve ça super, on rentre vite dedans et étant une fan de VRAI vampires je n'ai rien à critiquer :p
Juste quelques petites choses qui m'ont personnellement fait tiquer parce que je cherchais des points sur lesquels t'embêter:
Au début il y a quelques phrases du genre "Catherine ne s’attendait pas à un tel bazar !" qui pour moi rajoutent un ton décalé du reste, trop léger par rapport à l'action, mais ce n'est que mon avis perso ^^
Et ensuite j'ai trouvé son déplacement maison/cachette des hémophages trop rapide, ça m'a parut étrange qu'elle ne flippe pas et que son arrivée se passe si vite. La suite est super par contre, on comprend très bien ce qui se passe et c'est très visuel. D'ailleurs j'aurais le temps (c'est pas du tout le cas), j'aurais été tenté de faire un fan art de ton albinos, il est classe Wink
A quand la suite? :3
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Katsuki-san
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MessageSujet: Re: Myth Hunters   Sam 25 Avr - 16:42

Merci beaucoup, Nèm' Smile

Pour les phrases "légères", en soi, tu as raison. Mais je voulais faire des moments "détentes" comme dans un jeu-vidéo style Resident Evil où t'as des moments de stress et des moments de calme dans des zones safe.
J'ai voulu faire ça comme ça, mais je peux changer Smile

Ensuite, le déplacement rapide s'explique par le fait que le quartier dans lequel se planquent les hémophages est juste genre trois rues plus loin du "QG" des deux persos.

Et merci, ça me fait très plaisir que tu ais eu ne serais-ce que l'intention de faire un fanart ! De toutes façons, je sais qu'il serait beaucoup plus classe que si c'est moi qui fait l'illustration ='D

La suite ?... Et bien... Héhé... Quand je l'aurais écrite, surement ? ='D

En tout cas, content que ça t'ai plu ! ^^
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Katsuki-san
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MessageSujet: Re: Myth Hunters   Lun 24 Aoû - 22:21

Bonjour à tous !

Désolé du double-post, mais depuis le temps que rien n'avait été posté ici, il y a prescription ='D

Je vous propose séant un nouveau chapitre tout frais de Myth Hunters !

Ici, j'ai brodé comme un bâtard histoire de faire un chapitre expliquant l'avant grosse mission x')

Je le referais plus à l'avenir. Déjà pasque ça m'a saoulé de broder autant (à tel point que je pourrais ouvrir une marroquinerie x'D) et d'autre part, je sais pas si c'est réellement intéressant...
Mais ça a le mérite de mettre du suspense quand à la suite ='D

Autre point, on attaque une autre particularité de ce récit que j'ai voulu intégrer : les fonts en fonction des langues parlées.

J'espère que ça marchera...

Voilà, sinon, j'ai pas trop eu le temps de relire... J'espère qu'il n'y aura pas d'énormités...

En tout cas, bonne lecture =)

Chapitre 2
Première vraie mission

De : Agent Sven
À : Joshua Spencer
Reçu le : 14 novembre 2011
Objet : TR: Re: Rapport de mission JSPE-CL-001

Joshua,
Bon Dieu, qu’est-ce qui t’as pris d’écrire des choses pareilles !!
Je me suis fait incendier par le boss à cause de ça ! Modère tes propos dans tes rapports !
En plus, il a horreur qu’on lui dise comment gérer son business…
Toujours est-il que tu as ordre de garder Catherine dans ton équipe. Débrouilles-toi comme tu veux, mais fais en sorte qu’elle soit opérationnelle !
Cordialement,

Agent Sven | Bureau du S.I.S.A. de New York / Agent de liaison du Myth Hunters


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Le soleil se levait à peine sur Philadelphie.

La nuit avait été très courte pour Cathy. À peine rentrés de South Street que Joshua avait claqué la porte et l’avait copieusement réprimandée sur son comportement.

Dans le fond, il avait raison, mais il n’avait pas à être aussi rude ! Elle avait agi inconsciemment et était allée affronter quatre Hémophages seule et sans préparations. Elle serait surement morte dévorée si Joshua n’était pas intervenu.

La scène avait été très rapide et très impressionnante. À peine le premier Hémophage décapité que les deux à ses côtés se sont jetés sur l’albinos. D’un ample mouvement rapide comme l’éclair, il avait dégainé un autre sabre et les avait abattus comme si de rien n’était.

Le dernier fut transpercé en plein cœur sans avoir pu faire quoi que ce soit.

Quelques minutes plus tard, des agents du S.I.S.A. étaient apparus en nombre et avaient ramassés les corps. Il ne restait déjà presque plus aucunes traces de la bataille lorsque Joshua avait pris Catherine par la manche et étaient sortis en trombes du bâtiment abandonné.

Ce dernier n’avait pipé mot durant le trajet jusqu’à leur « base ».

Suite à sa réprimande, Joshua avait emmené les affaires de Catherine dans une chambre et il lui avait dit, pour ne pas dire ordonner, de se coucher.

Peu avant le lever du soleil, Cathy rassembla ses affaires dans son sac et dévala l’escalier, mais elle fut stoppée dans son élan par une voix venant du salon.

- Ah, parfait ! On va gagner du temps ! Héla Joshua.
- Parfait, oui ! Fit Catherine en haussant le ton. Je sais bien que tu ne voulais pas de moi. Eh bien, ton vœu est exaucé ! Je m’en vais !
- Ça va pas être possible. Fit Joshua dans un calme olympien.
- Pourquoi donc ? Demanda cette dernière en le défiant.
- Le boss du S.I.S.A. a refusé ma requête pour te renvoyer chez toi. Du coup, on va continuer à bosser ensemble. Répondit-il.
- Ça doit t’enchanter ! Répliqua Cathy avec ironie.
- Et aussi… Dit-il en se levant, comme s’il n’avait rien entendu. Il alla dans le couloir en face de Catherine. Ce dernier la regarda droit dans les yeux, ce qui la fit tressaillir. Cette dernière retint son souffle.
- Je m’excuse. Ajouta-t-il en inclinant la tête
- Pardon ? S’écria Cathy, surprise.
- Oui, j’ai réfléchi cette nuit, après avoir reçu la réponse de l’agent K. Le boss, ajouta-t-il pour répondre à une question qui n’avait pas été posée. Il s’agissait de ta première mission et c’était mon travail que de t’y préparer. Donc, je m’excuse.

Cathy n’en croyait pas ses oreilles. Elle respirait à nouveau. Cela lui faisait plaisir qu’il s’excuse, même si c’était un ordre de ses supérieurs.

- Néanmoins, ajouta-t-il. « Oh non ! » Pensa aussitôt Cathy. Ce que je t’ai dit reste valable. Je ne reviendrais pas dessus. Je pense que j’ai été assez clair. Je sais que j’aurais dû être plus clément. Catherine acquiesça. Il avait été violent dans ses propos, mais c’était pour son bien.
- Et, pourquoi m’avais-tu dit que ça tombait bien que j’ai fait mes valises ? Se rappela Cathy.
- Oui ! Fit Joshua. Tu es déjà allée à l’étranger ? Demanda-t-il.
- Hm… Non… Répondit-elle, étonnée. Elle se doutait qu’il voulait la faire voyager, mais pourquoi ?
- Bon, c’est pas grave. Fit-il. Viens. Ajouta-t-il en ouvrant la porte.

Il descendit les marches du perron et s’engagea dans la rue.

Quelques mètres plus loin, il s’arrêta au niveau d’une vieille Ford Fiesta 1 rouge à quatre portes.

Cette dernière n’avait plus l’air toute jeune. En s’approchant, elle vit quelque-chose qui pendait du rétroviseur intérieur. Une sorte de pierre rouge sombre attachée avec des cordelettes d’aspect ancien. En regardant à l’intérieur, elle découvrit un bazar innommable de revues et emballages en tout genre.

Comme hypnotisée par la vieille voiture du jeune homme, Cathy continua à en faire le tour sans même remarquer que ce dernier pris son sac de sur son épaule pour le ranger sur la banquette arrière du véhicule. Arrivée à l’arrière, elle vit un autocollant sous la vitre, juste sous l’essuie-glace.

Ce dernier disait « Grosse caisse, p’tite b*te ».

Catherine eut un étrange mouvement de recul en le voyant. Ce fut ce moment que Joshua choisi pour la tirer de sa rêverie.

- Je sais, c’est encore pire que le salon. Fit-il. Vas-y, monte ! Dit-il en désignant la portière avant passager.
- Où allons-nous ? Demanda-t-elle après être montée et avoir pris soin de bien attacher sa ceinture.
- À l’aéroport. Répondit Joshua.
- J’ai bien compris ! S’écria la jeune femme presque en riant. Mais dans quel pays veux-tu nous emmener ?
- En France.
- Pourquoi la France ? Il y a des Myth en France ?
- Évidemment ! Rétorqua-t-il. Ils sont présents partout dans le monde !
- Mais… Continua-t-elle, perplexe. Qu’est-ce qu’on va dénicher là-bas ? Je n’ai jamais entendu parler de légendes urbaines liées à un quelconque monstre français !
- Oh, tu serais étonnée ! Fit-il en démarrant sa Ford, faisant un inquiétant bruit mécanique. J’y suis allé pour au moins deux Myth différents !
- Lesquels ?! S’exclama Cathy.
- Une autre fois. Dit-il. Bon, tu n’as vraiment aucune idée de ce qu’on va affronter ?
- Hm… Non… Répondit Catherine, de plus en plus inquiète.
- Si je te dis « 18ème siècle » ?
- Je ne vois toujours pas… Lui répondit-elle, étonnée de ces devinettes.
- Ce monstre a tué environ une centaine de personnes dans une région bien particulière. Insista Joshua.
- Une centaine ?! S’écria-t-elle en ouvrant de grands yeux. Hm… Non, je ne vois pas… Continua-t-elle de plus en plus inquiète.
- Bon. Tu verras bien, de toute façon.

Catherine fut encore moins rassurée par cette dernière phrase.

Le reste du trajet se fit dans le silence. Catherine essayait toujours de trouver quel pouvait bien être ce monstre sanguinaire et meurtrier dont ils allaient devoir se débarrasser.

De plus, Catherine avait l’impression que Joshua avait essayé de se rapprocher d’elle - Ou du moins apprendre à mieux la connaitre - avec sa question sur ses voyages à l’étranger. Mais ce dernier restait en permanence impassible. Elle ne le connaissait pas depuis très longtemps, mais elle ne l’avait jamais vu sourire.

Une petite heure plus tard, une fois arrivés à l’aéroport, Joshua gara sa voiture dans une sorte de parking privé. Le gardien semblait le connaitre car il passa sans rien demander ou payer.

Une fois sortis de la voiture, Joshua donna ses affaires à Catherine, ainsi que la malle contenant ses deux Glocks. Lui sortit une sorte de long sac noir, contenant ses sabres, ainsi qu’un sac à dos marron. Lorsque Cathy vit Joshua se diriger d’un pas assuré vers la sortie, elle l’interpella :

- Mais… Tu es sûr que nos armes passeront ?...
Emmener des armes dans un aéroport semblait effectivement une très mauvaise idée… D’autant plus depuis les attentats du 11 septembre. Mais le jeune homme ne se démonta pas.
- Ça ira, ne t’inquiète pas. Allez, dépêches-toi. Dit-il en pressant le pas.

Ils sortirent du parking puis arrivèrent dans le hall de l’aéroport. La présence de sacs suspects ne tarda pas à les faire arrêter par la douane.

- Qu’y a-t-il dans vos valises, jeunes gens ? Demanda le douanier d’un air suspicieux.
- Une paire de katanas. Dit Joshua sans se démonter. Et une paire de Glocks dans la valise que tient ma camarade.
- Hm, je vois… Dit le douanier en regardant Joshua de la tête aux pieds. Et pourquoi ?
- Nous nous rendons en France pour une expo sur les armes. Mentit-il de façon très convaincante.
- Bien sûr… Fit le douanier qui ne semblait visiblement pas le croire. Suivez-moi, on va vérifier ça !

Catherine était verte de peur alors qu’ils se dirigeaient d’un pas rapide et sous les yeux des personnes présentes vers le bureau des douaniers.

Quelques mètres plus loin, ils furent arrêtés par un jeune homme aux cheveux en bataille, noirs comme ses yeux, et habillé d’un costume cravate noir.

- Ola, mon cher ! Fit-il à l’attention du douanier, avec un grand sourire. Je crois que c’est un terrible malentendu !
- Vraiment ? Si vous connaissez ces personnes, vous devriez…
- Tenez, mon brave. Coupa l’homme en noir en tendant un téléphone au douanier.
- Qu’est-ce que… Dit-il en le prenant. Qui est-ce ? Dit-il en grognant dans le combiné. Le pauvre homme pâlit en entendant la voix à l’autre bout du fil. Il s’agissait de son plus haut supérieur hiérarchique. Oui Monsieur ! … Je comprends, mais… Oui… Très bien, Monsieur… Bien… Au revoir, Monsieur…

Puis il raccrocha, rendit son téléphone à l’homme en noir, blême, puis invita la petite troupe à le suivre.

Ils se rendirent dans une partie privée de l’aéroport, parcoururent silencieusement quelques couloirs avant de déboucher sur un petit hall lumineux d’où on voyait des pistes d’atterrissage, ainsi que de petits jets.

- La compagnie vous souhaite un agréable voyage. Dit le douanier, toujours pâle et sur un ton faible, en s’en allant.

Catherine jeta un œil à l’homme en noir. Il lui semblait qu’elle l’avait déjà vu.

Elle se souvînt ! Il s’agit…

- Bonjour Nikolaï. Dit Joshua d’un ton sombre.
- Salut Josh ! Comment ça va ! S’exclama-t-il en tendant la main à Joshua qui resta de marbre. Après un mouvement étrange, suite au vent qu’il s’était pris, il se tourna vers Cathy. Bonjour Catherine ! Content de voir que tu es restée ! Ah ! S’exclama-t-il soudainement. Nous ne nous sommes pas présentés correctement ! Je suis l’agent Sven du S.I.S.A. de New York et l’agent de liaison du Myth Hunters. Continua-t-il en tendant la main à la jeune femme.
- Enchantée. Dit-elle, perplexe, en la lui serrant.
Sven tourna la tête en direction de Joshua, allant dire quelque-chose, mais se ravisa devant l’air renfrogné de l’albinos qui, lui, ne le regardait même pas.
- Bref. Dit-il. Vous allez en France, donc. Très joli pays ! Là-bas, vous serez accueillis par l’agent Giscard, à l’aéroport Charles de Gaulles. Vous vous connaissez, je crois, Josh ?
- Oui… Grogna celui-ci.
- Parfait ! Dit-il en tapant dans ses mains. Ah, et la prochaine fois, attendez que j’arrive, ça vous évitera de vous faire remarquer par la moitié du pays ! Ajouta-t-il en rigolant. L’avion n’attend plus que vous ! Faites bon voyage !

À ses mots, Sven s’en alla en saluant Catherine.

Après un moment de silence, Joshua se dirigea vers un couloir menant dehors, vers les pistes.

- Mais… Attends ! S’écria Catherine.
- L’avion est prêt à décoller. On ne va pas faire attendre le pilote, si ? Répliqua-t-il avec une pointe d’agacement dans la voix.
- Tu pourrais au moins m’expliquer pourquoi tu as l’air d’autant le détester ! Dit Cathy en prenant ses affaires et en emboîtant le pas de Joshua.
- Je ne le déteste pas. Répondit simplement l’albinos.
- Eh bien ! J’aimerais ne pas voir quand tu prends quelqu’un en grippe ! Rétorqua la jeune femme.

Joshua ne répondit pas et continua son chemin vers la piste.

Une fois arrivés sur cette dernière, le jet qui leur était assigné commença à démarrer les réacteurs, provoquant un grand brouhaha aux alentours. Un membre d’équipage, affublé d’un veston orange fluo accouru vers eux.

- C’est vous Joshua Spencer et Catherine Lowrence ? Hurla-t-il pour couvrir le bruit de l’avion.

Joshua acquiesça, puis l’homme fit signe aux jeunes gens de lui donner leurs affaires puis les enjoint à monter dans l’avion. Joshua garda néanmoins son sac à dos.

Suite à cela, les jeunes gens se dépêchèrent de monter à bord en prenant soin de se protéger les oreilles du bruit.

Une fois à l’intérieur, Cathy ouvrit de grands yeux.

C’était la première fois qu’elle montait dans un jet privé, et l’intérieur de celui-ci n’avait rien à envier à ce qu’elle s’était imaginé !

Un intérieur assez spacieux, de grands sièges en toile à première vue très confortables, une grande table. Et dans le fond, quelques placards qui devaient renfermer un frigo pour les boissons ainsi qu’une porte donnant accès aux toilettes et à une petite trappe menant à la soute.

Joshua alla s’effondrer dans un siège, devant la grande table, face au cockpit, et posa son sac. Il poussa un grand soupir, puis commença à fouiller dans ce dernier.

Catherine alla s’asseoir en face de lui. Une chose au moins était sûre : les sièges étaient aussi confortables qu’ils en avaient l’air.

Elle regarda Joshua fouiller son sac à dos un petit moment, en sortant une feuille de temps à autres. Cathy y jeta un coup d’œil. Il semblait s’agir d’articles de journaux français, de diverses notes, de rapports…

Avant qu’elle ait pu dire quoi que ce soit, l’homme en orange entra dans l’appareil.

- Bien ! Je vois que vous vous êtes mis à l’aise ! Parfait. Vous désirez quelque-chose à boire ?
L’homme enleva ensuite sa veste orange et révéla un costume de co-pilote blanc très propre.
- Oui, s’il-vous-plait. Fit Joshua sans détourner le regard. Nous n’avons pas déjeuné ce matin. Vous voulez bien nous apporter de quoi manger ? Ajouta-t-il en levant enfin les yeux vers le co-pilote.
- Un petit-déjeuner pour deux, donc ? Demanda-t-il en s’adressant à Catherine. Cette dernière acquiesça timidement. Alors, c’est parti !
- Merci beaucoup. Lui répondit Joshua en inclinant la tête.

L’homme leur servit alors à chacun un bol de café chaud, accompagné d’un carré de chocolat noir et d’une dose de sucre, ainsi qu’un énorme croissant à la confiture et un grand verre de jus d’oranges.

- Voilà ! Dit le co-pilote lorsqu’il eut terminé de servir ses passagers. Si vous avez besoin de quoi que ce soit d’autre, vous n’aurez qu’à parler via l’interphone à l’entrée du cockpit. Nous allons partir dans quelques minutes. Nous vous préviendrons dès que nous nous apprêterons à décoller.
- Parfait, merci. Lui répondit Joshua.
Après que le co-pilote eut rejoint le pilote dans le cockpit, Joshua commença à boire son café. Il continuait de feuilleter les documents qu’il avait sorti de son sac à dos.
En levant les yeux, il vit que Catherine n’avait pas touché à son déjeuner. À la place, elle l’observait.
- Tu devrais boire ton café et ton jus d’orange. Lui fit-il. Sinon, ils vont se renverser quand nous allons décoller !
- Hum ! Oui, d’accord ! Dit la jeune femme en hochant la tête.
Elle commença donc également à boire son café.
Une fois la moitié du bol avalée – Joshua ayant terminé le sien et s’étant attaqué au verre de jus – elle regarda une nouvelle fois le jeune homme et ses documents. Elle avala une autre gorgée de café puis pris la parole.
- Qu’est-ce que c’est ?
- Ce sont des documents et des articles de journaux locaux. J’en ai imprimés certains ce matin, mais d’autres m’ont été envoyé par le S.I.S.A. Vois-tu. Continua-t-il après une lampée de jus d’orange. Notre travail est principalement de l’investigation et de la surveillance. Nous scrutons les médias du monde entier à la recherche d’indices sur la présence de Myths.
- D’accord, je vois. Dit Cathy, après avoir bu la dernière gorgée de son café. Elle posa son bol dans celui de Joshua puis repris la parole. Et qu’est-ce qui te fait dire qu’il y a un Myth en France ?
- Ceci. Dit-il en lui montrant un article de journal.
Celui-ci était écris en français. Elle lut le titre de ce dernier.
« Drame dans la campagne de Millau : Un fauve tue du bétail »
- « Tue du bétail » ? « Un fauve » ? Traduit la jeune femme. Comment avez-vous deviné que…
- Nous allons bientôt décoller ! Coupa le co-pilote. Je vous débarrasse.  
- D’accord, merci. Lui dit Joshua en tendant les bols et son verre à l’homme. Nous gardons nos croissants, cela ne vous dérange pas ?
- Aucunement ! Répondit le co-pilote avec un sourire. Mademoiselle. Fit ce dernier à l’attention de Catherine.
- Oh ! Pardon ! S’écria-t-elle en se rendant compte que son verre était toujours plein.
- Non, ne vous en faites pas ! Dit le co-pilote avec un sourire. Je voulais juste vous dire que vous pouvez mettre ceci – Il tendit une sorte de couvercle à Cathy – sur votre verre pour qu’il ne se renverse pas quand nous décollerons. Tenez-le bien, aussi.
- Oui, bien sûr ! S’exclama-t-elle en prenant un ton d’excuse.
- N’oubliez pas d’attacher vos ceintures. Ajouta l’homme ne rentrant à nouveau dans la cabine du capitaine.
- Bien sûr. Répondirent les jeunes gens.

Quelques secondes après qu’ils se soient attachés, les réacteurs, que l’on n’avait plus entendus du fait de l’excellente isolation sonore de l’appareil, se mirent à vrombir et l’avion commença à bouger.

Le jet s’avança sur la piste puis fit presque un demi-tour avant de s’élancer.

Catherine serra son verre et retint son croissant. Joshua fit de même.

Après une grande accélération, l’avion décolla. Quelques instants plus tard, ils avaient cessés de monter et avaient atteint les 12 500m, hauteur moyenne pour un jet en vol, ainsi que leur vitesse de croisière de 830 km/h.

Un voyant s’alluma dans un « ding » sonore, indiquant aux passagers qu’ils pouvaient ôter leurs ceintures.

Catherine et Joshua se détachèrent et ce dernier remis de l’ordre dans ses documents. Il prit ensuite la parole.

- Pour répondre à ta question de tout à l’heure, j’ai eu des soupçons parce qu’il n’y a pas, à ma connaissance, de parcs zoologiques ou de réserves dans les environs de Millau. De plus, aucuns cirques, fêtes foraines, ou autres festivals avec des fauves n’ont eu lieu dans les semaines entourant la date des premiers évènements.
- C’est suspect, en effet… Remarqua Catherine. Honnêtement, je n’aurais jamais pensé à ça. Avoua-t-elle.
- Je suppose que tu étais plus apte à poursuivre et rechercher des criminels qu’à pourchasser des monstres. Lui dit Joshua pour lui remonter le moral, mais sans pour autant décocher un sourire.
- C’est vrai. Fit-elle en haussant les épaules et en ayant un sourire gêné.
- Ensuite. Continua Joshua. J’ai demandé aux agents du S.I.S.A. « France-Sud » de Marseille d’aller enquêter dans le coin. Ils m’ont envoyé un rapport contenant un témoignage d’un fermier dont les bêtes ont été victimes du Myth.
- Et qu’est-ce qu’il dit ? Demanda Catherine, curieuse, en s’avançant sur son siège.
- Tu verras bien toi-même. Dit Joshua. La première chose que nous ferons sera d’aller voir cet homme. Catherine parut indignée. Mais, regarde. Ajouta-t-il en pointant le hublot.

Catherine y jeta un œil. La journée semblait avancer à vive allure. Les effets du décalage horaire.

Joshua reprit la parole :

- Nous sommes partis à 10h de Philadelphie. Le temps de vol sera d’à peu près six heures. Avec le décalage horaire, nous arriverons vers 21h, heure locale. Nous partirons ensuite directement vers Millau en train avant de prendre une voiture pour aller chez le fermier.
- On ne va pas dormir ?! Le coupa Cathy.
- Si. Nous ferons un arrêt dans un hôtel de Paris avant de nous rendre à Millau.
- Ah. Fit Catherine, rassurée.
- Mais le voyage sera long. Tu devrais commencer à te reposer. Dit Joshua en tendant un masque à la jeune femme. Joshua était en train de mettre le sien et allait se boucher les oreilles avec des boules Quiès.
- Mais attends ! S’écria la jeune femme. Joshua releva son masque et jeta un regard interrogateur à sa collègue.
- Tu… On ne va pas parler plus de la mission ? Demanda Catherine, inquiète à l’idée de ce qu’elle allait être emmenée à vivre.
- On préparera tout ça une fois sur place. Dit calmement Joshua. T’en fais pas.

Puis il remit son masque en place et se boucha les oreilles.

Catherine poussa un soupir.

Elle regarda les documents posés sur la table. Elle hésita un instant avant de les prendre pour les lire. Malheureusement pour elle, elle ne parlait pas très bien le français. La lecture de ces rapports allait donc lui être fastidieuse… Elle tenta tout de même le coup, mais abandonna bien vite à la lecture des quelques premières phrases. Elle rassembla tout de même les documents devant elle et les regarda en se concentrant, comme devant les pièces d’un puzzle.

Catherine poussa un soupir. Elle ferma les yeux un moment, puis regarda son « patron ».

Ce dernier avait les doigts croisés sur le ventre, la tête légèrement penchée en arrière.

C’était-il déjà endormi ? En tout cas, elle put voir que sa respiration était lente et régulière. Il ne semblait pas s’inquiéter de ce qui allait se passer. Contrairement à elle.

Elle se demandait ce que ce jeune homme avait bien pu vivre par le passé. Comment se déroulaient ses missions, alors qu’il était seul. Avait-il déjà travaillé avec quelqu’un ? Peut-être avec cet agent Sven ? Y avait-il eut une escarmouche entre eux ? Était-ce pour cela que Joshua semblait ne pas porter Sven dans son cœur ? Et avant le Myth Hunters ? Comment avait-il été recruté pour y entrer ? Que faisait-il avant ? Est-ce que ce jeune homme avait de la famille ?

Elle se surprit elle-même à se poser toutes ces questions.

Son passage dans la police de Philadelphie n’avait pas arrangé sa curiosité quant au passé et à la vie des gens. Elle avait l’habitude de décortiquer la vie de quelqu’un dans ses enquêtes. Elle écoutait attentivement les cadors du métier quand ceux-ci décrivaient une personne recherchée. Parfois, elle se mettait à la place de la famille des victimes ou celle des criminels.

Puis son regard se posa à nouveau sur les documents concernant le monstre.

Son cœur s’emballa.

Elle regarda par la fenêtre, les nuages défilant à vive allure, laissant parfois la place à un paysage magnifique où les nuages forment d’immenses masses illuminées par le soleil, brillant sur la mer en contre-bas, et commença à penser.

Qu’allaient-ils devoir affronter ? Étais-ce encore un vampire, ou quelque-chose de plus dangereux ? De plus gros ? Un loup-garou ? Ou peut-être pire.

Son imagination alla bon train. Imaginant les pires créatures et ce qu’elles pouvaient faire. Ce qu’elles pouvaient LUI faire…

Elle ferma les yeux et, fatiguée par ses expériences de la veille, s’endormit avec d’horribles images en tête.

Lorsqu’elle ouvrit les yeux, ils étaient dans l’avion, mais ce dernier s’était arrêté. Elle tourna la tête et vit Joshua debout à côté de son siège.

- Ah, justement, j’allais te réveiller. Nous sommes arrivés. Viens. Lui dit-il en faisant un signe de tête vers la porte.

Catherine se leva alors et sortit de l’appareil.

Elle fut dans un premier temps aveuglée par la lumière du soleil. Après s’y être habituée, elle se rendit compte qu’ils étaient au milieu d’un grand près.

- Où sommes-nous ? Demanda-t-elle interloquée.
- Dans un aérodrome privé, dans la campagne aux alentours de Millau. Répondit Joshua.
- Mais, je croyais… Commença-t-elle, incrédule.
- Voici l’agent Giscard. La coupa Joshua en présentant un homme blanc d’âge mur et aux cheveux gris.
- Bonjour Mademoiselle Lowrence. Dit l’agent Giscard à Cathy. Ce dernier parlait avec un accent français aristocratique. L’agent ressemblait beaucoup au président français dont il empruntait le patronyme.
- Hum… Bonjour… Lui dit-elle de plus en plus perdue.
- J’ai déjà parlé au paysan. Continua Joshua. Il dit qu’il a vu la bête dans les bois, là-bas. Ajouta-t-il en pointant une forêt un peu plus loin en contre-bas.
- Il ne faut pas perdre une seconde ! Fit l’agent Giscard.
Puis les deux hommes se mirent en route. Sans trop savoir comment, Catherine les accompagna et ils arrivèrent dans la forêt beaucoup plus vite que ce qu’elle aurait cru. Son cœur aussi battait de plus en plus vite.
Joshua et l’agent Giscard stoppèrent alors leur course à l’orée du bois puis dégainèrent leurs armes.
- Le voilà ! Cria Joshua.

Un bruit sourd se fit entendre. Comme les pas d’une créature immense.

Catherine était totalement apeurée. Elle respirait très vite et fort, et son cœur battait la chamade. Elle recula de quelques pas.

Les arbres s’écartèrent et une créature immense, un loup-garou avec des cornes et mesurant 4m de haut, apparut.

Se dernier poussa un hurlement et fonça sur le groupe.

Joshua hurla.

- Catherine ! Catherine ! … Catherine ?...

La jeune femme se réveilla en sursaut. Le souffle court et dégoulinante de transpiration, elle cligna des yeux et tenta de voir autours d’elle.

Elle était dans son siège, à l’intérieur du jet les emmenant à Paris. À l’extérieur, il faisait déjà nuit noire.

Elle reprenait petit à petit sa respiration et vit que Joshua était debout à côté d’elle.

- Ça va ? Demanda-t-il.
- Hum… Oui, je crois… Répondit-elle, haletante.
- Tu t’es mise à t’agiter. Tu as du faire un cauchemar. Dit Joshua en lui posant la main sur l’épaule.

Catherine baissa la tête. Elle se sentait honteuse.

- Tu n’as pas à avoir honte. Lui dit-il. Elle tourna la tête vers lui. Il s’agit de ta première vraie mission. Tu ne sais pas ce qu’il va se passer. Il est normal que tu ais peur.
- Oui… Fit-elle avec une petite voix.
- Ne t’en fait pas. Je suis là pour t’épauler. Lui dit-elle en la regardant dans les yeux. Tu pourras compter sur moi une fois là-bas. Je ne te lâcherais pas. On y aller, on va lui mettre la misère, et on rentrera tous les deux à la maison. D’accord ?
- Oui ! Dit-elle avec une voix déterminée.
- Parfait. Nous allons arriver dans quelques instants. N’oublie pas d’attacher ta ceinture. Lui dit-il en allant se rassoir.

Catherine se sentait rassurée. Du moins, un peu. Elle savait qu’elle pourrait lui faire confiance le moment venu. Qu’elle pourrait compter sur lui. Il allait assurer ses arrières, en chasseur de monstres expérimentés. Et elle devrait faire de son mieux pour qu’elle ne soit pas un poids.

Quelques minutes plus tard, tel que Joshua l’avait dit, ils entamèrent leur descente vers l’aéroport Charles de Gaulle, à Paris.

Après quelques instants, le jet se posa sur une piste privée de l’aéroport. Il bifurqua ensuite vers une sorte de grand entrepôt à l’intérieur duquel il pénétra.

Une fois l’appareil immobilisé, les deux jeunes gens en descendirent, mais, mis à part le personnel de l’aéroport, ils étaient seuls.

Catherine se tourna vers Joshua.

- On ne devait pas nous attendre ? Lui demanda-t-elle.
- Patience. Lui dit son collègue. Ah, quand on parle du loup ! Fit-il en voyant arriver une Audi A8 noire aux vitres teintées.

La voiture alla se garer à quelques mètres de l’appareil. Elle avait des plaques d’immatriculation officielles. Un grand homme, un agent du S.I.S.A. à en juger par sa tenue, sortit de la portière conducteur puis alla trottiner vers la portière passager. Il l’ouvrit et une femme en noir, du S.I.S.A. également de toute évidence, en sortit.

Cette dernière se dirigea vers eux d’un pas assuré. Elle avait une démarche élégante.

Elle semblait jeune, la trentaine, avec des cheveux ondulés châtain clair, presque blonds, qui lui tombaient sur les épaules.

En arrivant à leur hauteur, Catherine vit que c’était une femme qui était plutôt petite et qui avait une carrure fine et légère. L’agent tandis la main à Joshua.

- Bonjour M. Spencer ! Ravie de vous revoir ! Dit-elle en français. Sa voix était vive et chantante.
- Bonjour agent Giscard. Répondit Joshua, en français également. Moi de même.
- Et vous devez-être Catherine Lowrence ? Dit-elle, en anglais cette fois, en s’adressant à Cathy. Ravie de vous rencontrer ! Je suis l’agent Giscard du S.I.S.A. de Marseille.
- Hum… Fit Catherine en serrant la main tendue de l’agent Giscard. Cette dernière était surprise qu’un tel surnom d’agent appartienne à une femme. De… De même.
- Je vois que vous êtes surprise ! Vous ne vous attendiez pas à trouver une femme ? Lui dit-elle en rigolant et en lui lançant un regard malicieux.
- Eh bien, c’est-à-dire… Fit Cathy, gênée.
- Ne vous en faites pas ! S’exclama-t-elle. Tout le monde est surpris ! Même Joshua a tiré une tête incroyable lors de notre première rencontre !
- Si peu… Dit se dernier avec ironie.
- Bref ! S’exclama l’agent Giscard en tapant des mains. Ce n’est pas que je n’aime pas parler chiffons, mais on va avoir du travail, demain ! Agent Clovis ! Vous pouvez nous emmener à l’hôtel, s’il-vous-plait ? Dit-elle à l’attention de son collègue, resté près de la voiture.
- Tout de suite.

L’agent Giscard fit donc monter ses deux invités à l’arrière de l’Audi.

Une fois installés, l’agent Clovis démarra en trombes et quitta l’aéroport par une voie privée.

- Mais, attendez ! Dit Catherine, assise côté arrière droit. Nos affaires sont…
- Pas de soucis ! Fit l’agent Giscard, assise au milieu, avec un grand sourire. Vos affaires vont être emmenées directement à l’hôtel !
- L’hospitalité à la française. Dit Joshua. Ce qui fit éclater de rire l’agent Giscard.

Ils étaient arrivés à Paris et l’agent Clovis roulait à vive allure, sans être inquiété des autorités grâce à l’immunité conférée par la plaque officielle. Le voyage s’était déroulé dans le silence.

Cathy le rompit.

- Hm… Pardon si je parais grossière, mais…
- Dites toujours ! Fit l’agent Giscard en souriant.
- Vos… Vos « surnoms » d’agents. Comment les choisissez-vous ?
- Ah ! Vous vous demandez pourquoi je porte le nom d’un vieux président du pays ? Cathy acquiesça. C’est simple. Fit l’agent en haussant les épaules. C’est une tradition. Les premiers agents à s’être installés en France se sont dit que ça serait marrant d’avoir des noms d’agents faisant référence aux rois et aux présidents français.
- Mais… Pourquoi Giscard ? Se demandait toujours Catherine.
- Parce que je ne voulais pas m’appeler « Agent De Gaulle ». Dit-elle à moitié en riant.
- La « gaule » est un terme vulgaire en français pour dire « une érection ». Dit Joshua pour répondre à la question qu’allait poser Catherine.
- … Oh… Fit-elle.
- Exactement ! Continua l’agent Giscard. Mais maintenant que j’y pense, avec l’expérience, ça aurait pu vraiment être drôle ! Dit-elle en riant.
- L’humour français… Fit Joshua.

Le reste du voyage se fit dans le silence.

Catherine regardait au dehors la ville de Paris. Les rues étaient éclairées de lampadaires orangés donnant un cachet particulier à la ville de nuit. Paris. Une destination rêvée de nombreuses personnes.

La voiture passait devant la plupart des monuments remarquables de la capitale française.

Ils passèrent devant le Louvre et le Palais des Tuileries. Au loin, Cathy put apercevoir la Tour Eiffel. Paris de nuit était une vision enchanteresse.

Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent devant leur hôtel, dans le 16ème arrondissement de la capitale.

L’Hôtel « La Réserve ». Le plus cher de la ville.

Catherine n’en crut pas ses yeux lorsqu’ils arrivèrent à l’entrée du bâtiment.

L’hôtel prenait place dans une rue en face de la place du Trocadéro, elle-même dans l’alignement du Champs de Mars. Le bâtiment était un édifice dont l’architecture était des plus typiques du lieu. Une grande arche en toile surplombais l’entrée et le nom de l’hôtel y était écris, au-dessus duquel on trouvait les cinq étoiles dont était affublé le lieu.

À peine les trois passagers furent-ils descendus de l’Audi que l’agent Clovis partit en trombes. Joshua et l’agent Giscard commençaient déjà à monter les marches de l’entrée du prestigieux édifice.

- Bon. Eh bien allons-y ! Se dit Catherine en leur emboitant le pas.

Une fois entrés, Cathy resta coite devant la beauté du hall d’entrée. Ce dernier avait le sol recouvert d’un tapis à motifs rouge et marron. Au-dessus d’eux était pendu un grand lustre en cristal éclairant toute la pièce. Les murs étaient recouverts de photographies et de peintures représentant Paris, ses édifices et ses gens.

L’agent Giscard se dirigea vers l’accueil où elle discuta avec l’hôtelier en place. Cathy et Joshua étaient restés en retrait.

L’agent revint rapidement et leur tendit à chacun une carte d’accès magnétique.

- Elles vous donneront accès à vos chambres respectives ! Dit-elle d’un ton enjoué. Elles se trouvent au dernier étage de l’hôtel. Allez, ne soyez pas timides ! Montons !

Et elle se dirigea vers les ascenseurs, suivie de près par Joshua. Cathy fit de même.

Le temps de la montée se fit dans le silence. Cathy, elle, était toujours bouche-bée. L’intérieur de l’ascenseur n’était pas moins luxueux que le reste de l’hôtel !

Arrivés en haut, l’agent Giscard ouvrit la voix aux deux autres en se dirigeant dans le couloir à gauche de l’ascenseur.

Le couloir, recouvert d’une moquette vert sombre, semblait assez court et se terminait par une porte menant à une chambre. À ses côtés, deux autres portes pour deux autres chambres.

- Bien ! Fit l’agent Giscard. Il se fait tard ! Tout le monde au lit ! Demain, nous nous réunirons pour préparer la suite de la mission. Termina-t-elle en pénétrant dans sa chambre, à droite du couloir.
- D’accord, bonne nuit agent Giscard. Dit Joshua en ouvrant la porte de la chambre de gauche. Bonne nuit Catherine.
- Bonne nuit. Lui répondit-elle.

Catherine regarda sa carte magnétique et imita ses camarades.

En entrant, Cathy resta plantée dans le hall d’entrée de la chambre, la porte se refermant toute seule derrière elle.

L’intérieur était immense. Presque autant que la maison de Philadelphie toute entière, pensait la jeune femme.

Au sol était une moquette grise. Les murs étaient blancs et des peintures le décoraient çà et là. Elle s’avança dans une sorte de salon où se trouvaient un gigantesque canapé en velours noir, une table-basse en verre et aux pieds en bois noir, ainsi qu’un grand meuble télé sur lequel trônais un immense écran plat.

Elle fut interrompue dans sa contemplation par un bruit venant de la porte. Une personne avait frappé.

Elle alla regarder par le judas et vit un jeune groom habillé d’un veston rouge.

Elle lui ouvrit la porte.

- Bonsoir Mademoiselle. Lui dit-il.
- Hm… Bon… Bonsoir Monsieur. Bafouilla-t-elle.
- Ah, pardonnez-moi. Se reprit le groom, remarquant que sa cliente ne parlait pas bien français. Je vous apporte vos bagages. Ajouta-t-il en montrant les valises de la jeune femme.
- Oh ! Très bien, merci ! Le remercia-t-elle en lui prenant ses affaires.
- Passez un bon séjour dans notre hôtel ! Lui dit le groom en s’inclinant et en repartant.

Catherine pénétra à nouveau dans sa chambre en soupirant.

Il lui faudrait vraiment apprendre le français. Au lycée, elle avait préféré apprendre l’espagnol. Elle s’était dit que ça lui serait plus utile si elle devait aller en école de police. Le cliché des criminels mexicains étant assez coriace dans son esprit à l’époque.

Elle jeta un œil à l’incroyable salon et se dirigea vers sa chambre.

Cette dernière était également immense et proposait un grand lit avec de beaux draps blancs.

Elle posa sa valise par terre, pris un vieux T-shirt et un sous-vêtement et se dirigea vers la salle de bain.

Cela faisait plus de deux jours qu’elle n’avait pas pris de douche et, avec ses sueurs froides plus tôt dans l’avion, elle ne se sentait pas très à l’aise.

La salle de bain était elle aussi très belle. Elle était recouverte de carrés de carrelage bleu marine et noirs.

Une grande cabine de douche en verre était posée dans le coin au fond à gauche, et était accompagnée de grands peignoirs blancs. Elle faisait face à une grande baignoire blanche et à la tuyauterie dorée. En face de la baignoire se trouvait un lavabo carré blanc surplombé d’un grand miroir et d’une armoire à pharmacie pleine d’huiles essentielles et renfermant également une trousse de premiers secours.

Elle se déshabilla et entreprit de prendre une très longue douche chaude. Pendant ce temps, elle essaya de faire le vide et de profiter de la douche au maximum, mais cela se révéla difficile.

Elle resta sous l’eau un bon quart d’heure puis sortit.

Elle enfila un peignoir puis se sécha les cheveux avec la serviette pendue dessous. Elle emmitoufla ses cheveux dans la serviette, finit de sécher le reste de son corps, et enfila un T-shirt gris « ♥ North Dakota » ainsi qu’une culotte bleue clair entourée de petites dentelles.

Elle se frotta encore la tête avec la serviette et se regarda dans le miroir de la salle de bain.

Elle vit que son reflet renvoyait l’image d’une jeune femme exténuée par une série d’évènements tous plus bizarres les uns que les autres.

Elle resta un moment à regarder son reflet, réfléchissant, pensant.

Elle finit ensuite de se sécher les cheveux et se dirigea vers sa chambre.

Elle en ferma la porte et éteignit les lumières.

Elle s’assit sur le lit et resta un moment comme ça, dans le noir.

Elle finit par ôter les couvertures du lit et s’y engouffra.

Elle resta encore un instant allongée, puis finit par fermer les yeux et par s'endormir.



Voilà voilà, j'espère que ça vous aura plu Smile


Dernière édition par Katsuki-san le Ven 28 Aoû - 17:26, édité 2 fois
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Eisen
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MessageSujet: Re: Myth Hunters   Mar 25 Aoû - 10:16

j'm'y attaque dès que je peux l'ami, là j'suis en train de me battre contre le chaos de mon appartement^^

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MessageSujet: Re: Myth Hunters   Mar 25 Aoû - 14:06

Haha pareil pour moi, j'essayerai de faire l'effort de le lire. Mais j'ai déjà celle de Nem à lire, puis celles de Eisen, donc ça viendra que dans un certains temps. Haha

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MessageSujet: Re: Myth Hunters   Jeu 5 Mai - 15:35

Coucou tout le monde !
Comme prévu, voici un nouveau chapitre de Myth Hunters !
Plus d'action et de putasserie, cette fois-ci !

D'ailleurs, si vous aimez les animaux, prévoyez un p'tit quelque-chose à côté, pasque vous allez peut-être pas apprécier la dernière partie du chapitre...

Sans plus attendre, voici la bête (lol) :

Chapitre 3
La Bête

Rapport de Mission n°MH-JSPE-0047

Écrit par : Joshua Spencer

Nous avons décollé de Philadelphie à 10h, heure locale, en direction de Paris.

Nous sommes arrivés sans encombre et avons été accueillis par l’agent Giscard aux alentours de 21h, heure locale.

Nous partirons demain matin à 9h, heure locale, vers Millau.

J’enverrais le prochain rapport une fois la cible neutralisée.

Terminé.


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Il faisait encore nuit noire lorsqu’un grand bruit réveilla Catherine. Quelqu’un frappait à la porte.

Elle était emmitouflée en position fœtale dans les doux draps de l’hôtel « La Réserve » de Paris, dans lequel l’équipe du Myth Hunters avait fait escale.

La jeune femme grommela en se cachant sous les couvertures. Elle pestait intérieurement contre la personne qui souhaitait la tirer de la chaleur du confortable matelas.

Elle dut néanmoins se résoudre à se lever. La personne à la porte se faisant de plus en plus insistante.

D’un pas lent et chancelant, les cheveux décoiffés et les yeux encore à moitié fermés, Catherine se dirigea vers la porte du luxueux appartement, ruminant divers propos peu sympathiques à l’encontre de la personne désirant la tirer de son sommeil.

S’y reprenant à plusieurs fois, elle finit par déverrouiller le loquet et ouvrir la porte. Il s’agissait de Joshua. Ce dernier était déjà habillé et parfaitement réveillé.

- Bonjour Catherine. Dit Joshua. Tu as bien dormi ?
- Hm… Grommela celle-ci.
- Dépêches-toi de te préparer. Le petit-déjeuner est servi en bas. Nous partirons vers la gare immédiatement après pour…
- Ouais, d’accord, j’arrive… Le coupa Catherine d’une voix caverneuse en lui claquant la porte au nez.

Le jeune homme eut un léger rictus, puis tourna les talons pour retourner au rez-de-chaussée de l’établissement.

Une fois en bas, il bifurqua vers la gauche à la sortie de l’ascenseur et passa une porte en arc de cercle menant à la grande salle à manger.

Cette dernière était richement décorée d’une moquette à motifs semblable à celle du hall d’entrée. De nombreuses moulures recouvraient les murs. À intervalle régulier, on pouvait voir accrochés de grands tableaux sur le thème de Paris. L’éclairage était assuré par quatre grands lustres en cristal.

De grandes tables étaient à la disposition des clients aux heures des repas. Elles étaient en bois, rondes, et posées sur un pied richement décoré. De belles nappes blanches, dont les bords étaient décorés de dentelle, étaient posées sur les tables.

La salle était presque vide. Seuls quelques lève-tôt étaient en train de petit-déjeuner. Dont un couple, au fond de la salle, composé d’un grand homme musculeux à la coupe militaire et une petite femme élégante aux cheveux ondulés châtains clairs. Tout deux étaient vêtus d’un costume cravate noir.

Joshua zigzagua entre les tables en se dirigeant vers les deux agents du S.I.S.A.

Une fois à leur hauteur, il prit une chaise et s’assit à leur table.

- Alors ? Demanda l’agent Giscard en lançant un regard malicieux à l’albinos.
- Elle arrive. Dit-il.
- Vous l’avez réveillée, je paris ? Toisa-t-elle avec un sourire.
- C’est vrai. Lui répondit le jeune homme.
- La pauvre. Fit la femme-agent, toujours avec un sourire. D’après les rapports, elle n’a pas eu le temps de souffler depuis qu’elle a été engagée. Vous auriez pu lui laisser faire une grasse-matinée !
- Elle pourra faire une sieste dans le train. Dit-il.
- Cet homme n’a aucune pitié ! S’exclama l’agent Giscard. Vous n’êtes pas d’accord ? Fit-elle, en français, à l’agent Clovis qui était resté silencieux.
Ce dernier ne répondit pas et but simplement une gorgée de café.
- Vous voyez ? S’exclama l’agent Giscard à l’attention de Joshua. Même lui est d’accord !
- Restons sérieux, voulez-vous. Rétorqua Joshua. Nous attaquerons le briefing dès que ma collègue arrivera et aura pris un petit-déjeuner. Nous discuterons des détails une fois dans le train.
- Aucune pitié, je vous l’avais dit… Soupira l’agent Giscard en se tournant vers l’agent Clovis.
- Nous ne sommes pas en vacances, agent Giscard. Dit Joshua, en français et sur un ton ferme. Nous allons peut-être devoir faire face à un myth de catégorie Alpha. Voire Omega. Nous n’avons pas le temps de batifoler.
- Vous ne m’apprenez rien, M. Spencer. Répondit l’agent Giscard avec un regard sombre. Il a blessé plusieurs de mes hommes. Alors qu’ils menaient l’enquête pour vous. Dit-elle en appuyant le dernier mot. Vous devriez… Ah ! Quand on parle du loup ! S’arrêta-t-elle en reprenant un ton léger et en anglais.

L’agent Giscard leva le bras à l’attention d’une personne venant de passer l’encadrement de la porte.

Catherine aperçu ses collègues et se dirigea vers leur table.

- Bonjour Mlle. Lowrence ! Chantonna l’agent Giscard. Bien dormi ? Fit-elle en lançant un regard vers Joshua.
- Bonjour. Oui, merci. Et désolée pour tout à l’heure. Fit-elle à l’attention de Joshua. Quand je me réveille, je suis un peu…
- Pas grave. Coupa ce dernier. Va te chercher un bon petit-déjeuner. Ajouta-t-il en désignant le buffet, un peu plus loin. Nous allons avoir une longue et dure journée.
- Oui, d’accord. Je reviens. Fit Cathy en se dirigeant vers le buffet.
- Et pour reprendre notre discussion, agent Giscard. Repris Joshua à voix basse. Ce n’est pas moi qui ai demandé à une équipe d’aller au casse-pipe. Ça, c’est notre boulot. Et puis, savoir faire ce que vous faites et ne pas arriver à gérer une situation comme celle-ci, il y a de quoi se poser des questions.

L’agent Giscard rougit de colère devant les propos tenus par l’albinos. Elle allait répondre quand Joshua la pris de vitesse.

- Mais cela aura au moins permis de mieux identifier notre adversaire. Et je vous en remercie. Leur sacrifice n’aura pas été vain. Je vous jure que je leur enverrais à tous un petit souvenir de notre confrontation lorsque cette histoire sera finie.

L’agent Giscard sembla un peu se calmer. Néanmoins, son assentiment envers Joshua était toujours visible. Mais il avait raison sur une chose : Plus tôt ce monstre mourrait, plus tôt ses hommes pourraient dormir tranquilles.

Catherine revint à la table quelques secondes après. Cette dernière c’était pris un bol de chocolat et des croissants.

- Vous parliez de la mission ? Demanda-t-elle alors qu’elle s’installait à la gauche de son collègue.
- On en discutera mieux dans le train. Lui répondit Joshua. Non, nous étions en train de parler du mariage de l’agent Giscard.
- Plait-il ?! S’écria cette dernière, dont les joues avaient repris une vive teinte rouge.
- C’est génial ! S’enjoua Catherine. Votre bague est vraiment jolie. Ajouta-t-elle en regardant les mains de l’agent. Félicitations !
- Mais arrêtez, tous les deux ! S’exclama l’agent Giscard en croisant les bras pour cacher ses mains.
- D’après ce qu’on dit, c’est l’agent Clovis qui est l’heureux élu. Fit Joshua en s’adressant à Catherine.
- Ah non, ça, c’est pas vrai ! S’enquerra l’agent Giscard.
- « Ça » ? Dit Catherine. Donc, vous allez bien vous marier.

Catherine ne pu garder son sérieux plus longtemps devant le visage déconfit de la femme-agent et éclata de rire. L’agent Clovis eut également un rictus tandis que sa collègue jetait des regards mauvais aux deux américains.

L’agent Giscard fini par céder et Catherine et elle discutèrent rapidement du futur mariage.

Apparemment, elle et un chercheur du S.I.S.A. avaient eu le coup de foudre au travail. Quelques mois plus tard, il lui faisait sa demande dans le hall du bâtiment principal de l’agence, devant tous le monde.

- Allez, fini les ragots ! S’exclama l’agent Giscard, toujours rougissante, en regardant sa montre. Agent Clovis ! Allez chercher les bagages de nos invités et emmenez-nous à la gare, je vous prie !

Ce dernier se leva, jeta un regard moqueur à sa collègue et parti en direction de l’entrée de l’hôtel.

Catherine lui emboita le pas.

Joshua allait faire de même lorsque l’agent Giscard le retint par le bras.

- Je sais que vous avez voulu détendre l’atmosphère… Lui dit-elle tout bas. C’est une bonne chose de ne pas partir en mission avec trop d’appréhensions. Mais elle n’est clairement pas prête pour ce qui l’attend. Veillez bien sur elle. Ajouta-t-elle en regardant l’albinos dans les yeux.

Joshua soutint son regard quelques secondes avant de tourner les talons silencieusement et de se diriger vers l’entrée.

L’agent Giscard resta quelques secondes immobile avant de soupirer et de lui emboiter le pas.


L’Audi A8 fonça dans les rues de Paris jusqu’à la Gare de Lyon. Comme la veille, l’agent Clovis déposa ses passagers à l’entrée du complexe, puis repartit en trombes.

L’agent Giscard conduisit ses hôtes jusque sur un quai désert. Fait étrange, compte-tenu de l’affluence habituelle de la gare parisienne. D’autant qu’ils avaient croisés de nombreuses personnes à l’intérieur.

Catherine posa ses affaires au sol et regarda aux alentours.

Pas un chat.

Elle regarda Joshua. Ce dernier avait également posé ses affaires par terre et, immobile et les mains dans les poches de sa veste, regardait dans le vide.

Catherine se tourna alors vers l’agent Giscard qui regardait sa montre.

Elle allait lui parler lorsqu’un grondement se fit entendre.

- Pile à l’heure ! Dit l’agent Giscard avec un sourire malicieux.

Catherine se pencha légèrement.

Un train allait entrer en gare. Il semblait aller très vite.

Cathy recula d’un pas, pensant que ce train allait simplement traverser.

Il n’en fit rien et freina dans un puissant et strident sifflement. Catherine et l’agent Giscard se bouchèrent les oreilles dans un rictus tandis que le train s’arrêtait pile à leur niveau.

Ce dernier avait une forme très particulière.

Il ressemblait à un TGV classique, mais était beaucoup plus court. Un peu plus de 6m de long. Ce qui laissait tout juste la place entre les deux cabines de conducteurs pour un petit wagon passager.

Les portes s’ouvrirent alors, invitant les passagers à monter.

Joshua pris ses affaires et monta à bord, suivi par Catherine. L’agent Giscard, elle, était retournée à d’autres affaires après avoir salué le duo de Philadelphie.

L’intérieur de la rame était encore plus étriqué que l’extérieur ne le laissait présager.

En face de la porte se trouvait deux fenêtres. Devant celle à gauche de l’entrée était un emplacement où déposer les bagages. Devant l’autre, il y avait une table et quatre places assises.

De part et d’autre de l’entrée se situaient des portes en verre teintées menant aux compartiments des conducteurs.

Après que Catherine et Joshua eurent déposés leurs bagages et se soient installés, la porte avant s’ouvrit, laissant apparaitre le dos du siège du conducteur.

Le siège pivota, découvrant ainsi le conducteur de ce train hors-normes.

Il s’agissait d’un homme âgé, ridé et grisonnant, avec de courts cheveux ondulés sous un béret bleu-marine. Il arborait une grosse moustache en brosse et avait un gros nez. Il ne lui manquait plus que la baguette sous le bras pour avoir le parfait cliché du français tel que pouvaient se l’imaginer les gens du monde entier, pensait Catherine.

Le vieux conducteur s’adressa à eux avec un grand et chaleureux sourire. Il s’exprima en anglais, mais avec un fort accent du sud de la France.

- Bonjour jeunes gens ! Bienvenue à bord de mon bolide ! Je me présente : Gregory Newmann. Pilote et retraité du GIGN.
- Bonjour M. Newmann. Je suis Joshua Spencer. Et voici ma collègue, Catherine Lowrence. Répondit Joshua en serrant la main tendue de Newmann.
- C’est vous le chef du Myth Hunters ? L’agent Giscard m’a parlé de vous. Attendez, je vous explique. Dit-il devant l’air interloqué de ses passagers. J’ai déjà été confronté à des bizarreries, quand j’étais gendarme. Le S.I.S.A. m’a repéré et ils m’ont proposé de réaliser pour eux des missions de transport, depuis que je suis à la retraite. Je suis un indépendant, par contre. Un peu comme vous, en fait.
- D’accord, je vois. Fit Joshua. Le S.I.S.A. utilise vos compétences pour transporter leurs agents où ils veulent.
- C’est un peu plus compliqué que ça, mais dans l’idée, oui. Répondit Newmann en hochant la tête. Bon ! C’est pas tout ça, mais ce vieux tacot va pas bouger tout seul ! S’exclama-t-il en pivotant son siège face aux divers instruments de pilotage.

Il fit tourner une clé sur le côté droit du tableau de commandes ce qui eu pour effet de mettre le train en branle. Il poussa alors lentement une manette et le train se mit à avancer.

Il accéléra de plus en plus jusqu’à atteindre une vitesse d’environ 350km/h. Ce qui est un peu plus rapide que la plupart des TGV civil.

Newmann se tourna alors vers les jeunes gens.

- Ne vous inquiétez pas pour la vitesse ! Dit-il en un sourire. Ce train a été conçu par les ingénieurs du S.I.S.A. pour pouvoir aller plus vite que les trains civils. On sera arrivé à Millau dans un peu plus de 4h.
- D’accord, merci. Lui répondit Joshua.

Ce dernier croisa alors les bras et regarda par la fenêtre.

Comme elle l’avait fait dans le jet, Catherine regarda Joshua, dans l’espoir que celui-ci se décide à lui en dire plus sur la mission.

Après un moment, voyant qu’il restait de marbre, elle regarda elle aussi par la fenêtre.

Les paysages défilaient à vive allure.

Après quelques minutes, Joshua tendit un petit livre à Catherine.

- Tiens. Fit-il. Feuillète ça. Ça va t’aider à mieux appréhender le terrain.
- Hum… D’accord, merci. Répondit-elle en prenant le livre.

Elle s’attendait à un peu plus de loquacité de la part de son collègue pour préparer la mission. Au lieu de ça, il lui avait donné un guide touristique présentant le parc national des Cévennes. Un parc forestier situé dans la partie sud du Massif-Central.

Le relief risquait donc d’être escarpé, ponctué d’arbres et de buissons. Ce n’était pas l’idéal pour se battre.

Mais contre quoi…

Après un moment de réflexion, ne supportant plus ce silence, Catherine pris la parole et s’adressa à Joshua.

- Joshua. Dis-moi contre quoi nous allons nous battre. Lui dit-elle d’un ton ferme.
Ce dernier continua de regarder le paysage, sans se préoccuper des paroles de la jeune femme.
- S’il-te-plait ! S’emporta-t-elle. D’abord, tu dis qu’on en discuterait à l’hôtel. Et ce matin, tu me dis dans le train. Maintenant, tu restes silencieux ! Avec quoi allons-nous devoir nous battre ?
- Je ne sais pas. Répondit Joshua.
- … Quoi ? Fit Catherine après un silence. Mais… Et tes devinettes dans la voiture, hier. Et les rapports ?...
- Dans ce métier, on n’est jamais sûr de ce sur quoi on va tomber. Continua Joshua. Comme je te l’ai expliqué, nous savons identifier quelques myths faibles et très courant. Tel les Hémophages. Et à moins qu’on ne se trouve très près, les agents du S.I.S.A. peuvent s’en charger eux-mêmes. Mais bien souvent, on fait appel à nous quand on ne sait pas à quoi on a affaire.
- Et le fauve dont ont parlé les médias ? Se rappela Catherine.
- C’est de là que tout est parti. Acquiesça Joshua. Je vais te raconter comment ça s’est passé. Pour confirmer mes soupçons, j’ai demandé à Nikolaï de me mettre en relation avec les français. Comme j’avais déjà travaillé avec elle, c’est l’agent Giscard qui a été assignée à ce dossier. Suivant mes instructions, elle a envoyé une équipe sur place pour enquêter. Mais le monstre les a attaqués et une procédure de repli d’urgence a due être mise en place.
- C’est terrible… Chuchota Catherine, choquée de ses révélations.
- Aucun n’en est sorti sain et sauf. Heureusement, l’équipe de secours a pu évacuer tout le monde avant qu’il n’y ait des morts.
- Tant mieux. Fit Catherine, encore sous le choc.
- Le point positif est que nous avons reçu une description, certes floue, de ce qui les a attaqués. Ainsi qu’un cliché, mais on n’y voit qu’une grande ombre. Ajouta Joshua.
- Ce n’est pas grand-chose… Fit Catherine, manifestement inquiète.
- D’ailleurs, ça me fait penser à une chose que je peux t’expliquer. Continua Joshua. Nous classons les myth dans différentes catégories, suivant leur dangerosité.
- D’accord… Fit Catherine en s’attendant au pire.
- Dans un premier temps, nous avons les myth de base. Ce sont les myth les plus nombreux, mais aussi les plus faibles. Ils peuvent agir en groupe, seuls, d’eux-mêmes ou sous les ordres de quelqu’un.
Ensuite, les myth de classe Alpha. Ils sont beaucoup moins nombreux que les myth basiques, et sont généralement une évolution de ceux-ci. Ils agissent souvent en leader de meutes, comme chez les loups.
Enfin, tu as la classe Omega. Généralement, ce sont des monstres uniques. On ne sait que très peu de choses sur eux. Pour certains, on a des traces d’eux loin dans le passé. Est-ce qu’ils sont immortels ? Ont-ils une espérance de vie terriblement longue ? Ou bien, est-ce qu’il en apparait un de temps à autre ? Naissent-ils directement, ou évoluent-ils depuis les classes Alpha ? Il est très difficile d’établir une analyse sur eux car leur dangerosité ne nous permet pas de les laisser en vie trop longtemps.
Toujours est-il que je pense que ce que nous allons affronter est un myth de classe Alpha ou Omega.
- C’est pas grand-chose, et pas très rassurant, mais c’est mieux que rien… Conclut Cathy. Merci pour l‘info.
- Essayes de faire le point avec ce que je t’ai dit. Prépares-toi mentalement à ce qui va suivre. Nous allons arriver dans un peu moins de deux heures. Je suppose que M. Newmann va nous conduire sur les lieux directement. Là, nous poserons des questions aux locaux, pour voir s’ils peuvent nous indiquer la cachette du monstre. Et à partir de là, nous nous mettrons en chasse.
- Bien. Fit Catherine qui avait fini par avoir son briefing. Merci. Termina-t-elle en s’enfonçant dans son siège et en regardant la fenêtre.

Le reste du voyage se fit dans le silence. Voyant défiler les paysages à vive-allure, les deux jeunes gens se préparaient mentalement à l’épreuve qui les attendait.

Ils arrivèrent à la gare de Millau un peu plus de deux heures plus tard. La drôle de rame attira l’attention des personnes présentes sur les quais, mais rien d’exceptionnel ne se produisit.

Un agent du S.I.S.A. s’approcha de Newmann. Ils discutèrent un instant, puis l’agent monta dans le train. Newmann fit signe aux chasseurs de monstres de le suivre.

Sur le parking de la gare attendait un agent adossé à une petite voiture noire des années 50.

Newmann lui fit signe. L’agent lança alors des clés à Newmann qui les rattrapa d’une main. L’agent s’en alla ensuite à pied sans dire un mot.

Ils déposèrent leurs affaires dans le coffre de la voiture. Joshua et Cathy s’assirent à l’arrière et Newmann pris le volant, comme Joshua l’avait prédit quelques temps plus tôt.

Peu après le départ, Newmann s’arrêta à un fast-food et commanda à manger pour tout le monde.

Ils quittèrent ensuite la ville et roulèrent pendant un petit quart d’heure sur une route départementale avant de s’engager sur une route plus étroite. Un instant plus tard, Newmann s’adressa à ses passagers.

- D’après les dernières nouvelles, la bête serait entrée dans une partie interdite au public du parc à loup du Gévaudan. Elle aurait tué plusieurs loups avant d’aller se cacher dans la forêt. D’après ce qu’on en sait, le monstre y est toujours.
- D’accord. Dit Joshua. Je suppose que nous nous rendons là-bas.
- Ouiap. Fit Newmann en hochant la tête.
- Dans combien de temps arriverons-nous ? Demanda le jeune homme.
- Dans une dizaine de minutes. Conclut le vieux conducteur.

Joshua hocha la tête et regarda Catherine. Cette dernière le regarda dans les yeux et hocha également la tête.

Elle se tourna alors pour regarder dehors et respira profondément.

Ils arrivèrent à destination exactement 12min plus tard.

Ils avaient remonté un chemin de terre en passant dans un petit bois. Plus loin, un homme vêtu d’habits marron et crème semblait les attendre près de la clôture grillagée du parc.

Tous sortirent du véhicule et Joshua alla à la rencontre de l’homme. Newmann et Catherine étaient restés à côté de la voiture.

Tandis que Joshua discutait avec l’homme, qui devait être un employé du parc, Catherine jeta un regard en direction de Newmann.

Il s’était appuyé sur le capot du véhicule, bras croisés, et regardait fixement la conversation se déroulant un peu plus loin.

Cathy regarda alors aux alentours.

Le paysage était tout en relief et recouvert de verdure. Le vent soufflait doucement. L’air était assez frais en ce mois de novembre. Nombre d’arbres avaient perdu leurs feuilles, mais il subsistait quelques pins dont les aiguilles ne semblaient pas vouloir tomber. Tout l’endroit était reculé et apaisant. Il ne semblait n’y avoir rien d’autre que des arbres ici.

Mais quelque-chose de dangereux se terrait quelque-part sous la forêt et elle et son partenaire allaient devoir s’en débarrasser.

Joshua revint un instant plus tard tandis que son interlocuteur retournait à ses occupations.

- La piste commence plus loin. Dit-il. La créature a fait un trou dans le grillage, d’après le soigneur à qui j’ai parlé.
- Quand à moi, je vais aussi vous laisser. Dit Newmann.
- Merci pour votre aide, M. Newmann. Dit Catherine en lui serrant la main.
- Je vous en prie. Répondit-il en souriant.

Il aida Joshua et Catherine à sortir leurs affaires. Joshua attacha ses katanas à sa ceinture et Catherine mis une nouvelle fois son holster, accompagné de ses glocks.

Newmann ouvrit la portière puis se tourna une dernière fois vers les jeunes américains avec un air sombre.

- J’ai déjà emmené des agents ici. Ils sont arrivés entiers et repartis en kit. Soyez prudents. Conclut-il.

À ces mots, il pénétra dans la voiture, démarra et fit demi-tour.

Après que le vieil homme eut disparu au détour d’un virage, Joshua se tourna vers Catherine et pris la parole.

- Allons-y.

Ils longèrent la grille pendant une centaine de mètres avant de tomber sur l’endroit indiqué par le soigneur.

Un trou béant de près de trois mètres de large, le grillage tordu, de grandes traces dans la terre, un poteau brisé en mille morceaux.

Et plusieurs flaques de sang.

Dire que le monstre s’était « attaqué » aux animaux du parc était un euphémisme. Il avait dû y avoir un véritable carnage pour qu’il y ait tout ce sang. Et les traces dans la terre laissaient deviner de la taille et du poids du monstre.

- Les traces continuent bel-et-bien vers la forêt. Dit Joshua en désignant un épais bois en contrebas. Suivons-les.

Tout en suivant Joshua tant bien que mal à cause du relief, Catherine se sentait de plus en plus nerveuse. Elle faisait de son  mieux pour garder son sang-froid et pour garder une main non-loin de ses pistolets. Au cas où.

Ils suivirent les traces un moment dans la forêt. La végétation n’était pas si dense et ils avançaient sans encombre.

Mais les traces s’arrêtèrent soudainement.

Les jeunes gens scrutèrent alors les environs dans l’espoir de retrouver la piste du monstre.

Un bruit fit sursauter Catherine qui sortit un de ses glocks à la vitesse de l’éclair et pointa son arme dans la direction du bruit.

Il s’agissait d’un râle sinistre venant de quelques mètres plus loin.

Joshua, un sabre à la main, tapota l’épaule de Cathy et lui fit signe d’avancer.

L’un comme l’autre s’avancèrent prudemment en direction du bruit.

Le bruit était tout près, à présent.

Catherine contourna lentement de petits arbustes et se tourna dans la direction du râle.

Elle eut un haut-le-cœur en découvrant l’origine du bruit.

Un cerf était étendu là. La moitié inférieure de son corps lui avait été arrachée et ses viscères déchiquetés étaient répandues sur le sol dans une odeur fétide. Le pauvre animal était encore en vie et respirait avec difficulté dans un horrible bruit de douleur.

- Le pauvre… Marmonna Catherine, une main devant la bouche.

Joshua s’approcha du cerf. Ce dernier le regardait, apeuré, suppliant. Il avait de profondes traces de griffes dans le cou qui suppuraient du sang.

Joshua posa la main sur le museau du cerf avec un regard triste.

Il brandit alors son sabre et le planta dans le cou du cerf.

Ce dernier devint inerte et le sang cessa de couler quelques secondes plus tard.

Il lança ensuite un regard aux alentours. De nouvelles traces de sang partaient dans une direction. Les sourcils froncés et les narines retroussées, il dit.

- Il est tout près.

Il s’accroupit, fit signe à Catherine de l’imiter, et avança dans les bois.

Pendant leur course, Catherine interpella Joshua.

- Mais qu’est-ce que c’est que cette chose ?! Dit-elle, encore choquée de ce qu’elle avait vu.
- Tu n’as pas deviné ? Lança Joshua. Tu n’as pas eut une petite idée à l’évocation du nom de parc aux loups ?

Plus loin, Catherine pu apercevoir que les traces de sang les menait dans une clairière.

Ils pénétrèrent à l’intérieur. Puis Joshua s’arrêta en son centre, se releva, et se tourna vers Catherine.

- Nous avons affaire à la Bête du Gévaudan.

À ces mots, un hurlement terrifiant se fit entendre.

Comme pour répondre aux mots de Joshua, une immense créature s’avança vers eux depuis l’autre bout de la clairière.

La Bête était aussi haute que large. Elle devait faire deux mètres au garrot et peser plusieurs centaines de kilos.
Son corps avait une musculature avant très imposante, mais l’arrière du corps était plus frêle, comme un animal affamé, et se terminait par une longue queue touffue. Le monstre était recouvert d’une épaisse fourrure noire et sale. Au bout des pattes, la créature avait de grandes griffes pleines de boue et de sang. Sa tête se confondait avec son grand cou et on avait du mal à discerner la limite entre les deux. Ses oreilles paraissaient inexistantes au sein de l’énorme amas de poils recouvrant le sommet du crâne. Ses yeux étaient rouges et semblaient luire.

Mais le plus monstrueux chez cette créature fut sa gueule. Très allongée, et relativement fine, elle était pleine de dents bien plus longue que ce qu’elles devraient être et semblaient déchirer la peau de la Bête à chaque fois qu’elle fermait la gueule. Aucune de ces dents n’avaient la même taille et elles ressemblaient à des aiguilles tordues, suintant de sang.

On aurait dit que cette créature venait tout droit d’un film d’horreur de Tim Burton.

Soudainement, la Bête bondit sur les deux jeunes gens, gueule grande ouverte, dans un rugissement venu d’outre-tombe.

Joshua fut assez rapide et se baissa en entrainant sa partenaire au sol.

Ils eurent à peine le temps de se retourner que la Bête disparut dans les bois. Elle semblait décrire des cercles autours de la clairière. Puis, elle stoppa net sa course pour bondir à nouveau sur le duo.

Joshua remarqua la lueur des yeux du monstre juste avant son attaque et parvint à mettre lui et Catherine à nouveau à l’abri.

- Je pense avoir un plan. Dit celui-ci.
- Quoi ? Fit Catherine, encore abasourdie par la vitesse et la puissance de la Bête.
- Il semble avoir du mal à tourner, quand il est lancé. Analysa Joshua. De plus, on peut repérer ses yeux avant qu’il ne passe à l’attaque. Il nous suffit donc d’un peu de réflexes pour pouvoir l’éviter. Si tu te sens d’attaque, juste avant qu’il ne charge, quand on voit ses yeux à travers les arbres, tire-lui dessus pour l’aveugler. Ça pourra l’affaiblir. Une fois ses deux yeux crevés, je l’attirerais sur moi pour l’achever.
- Tu es sur de toi ? S’inquiéta Cathy. Ça a l’air dangereux.
- C’est tout aussi dangereux si on ne fait rien. Prête ?
- Oui !

Catherine garda un œil sur l’ensemble de la clairière. La Bête pouvait surgir de n’importe où.

Elle repéra une lueur rouge à travers les arbres et bondit hors de la trajectoire du monstre. Alors que ce dernier plongeait en ligne droite, Catherine leva son pistolet et tira sur sa tête.

La Bête poussa cri de douleur et un bruit sourd se fit entendre. Elle était tombée et avait glissé hors de la clairière, mais se releva et se remis à courir.

Plus vite. Et avec plus de hargne.

Catherine se concentra et pu éviter un assaut juste à temps tout en tirant dans l’autre œil. Elle fut néanmoins griffée au visage par l’épaisse fourrure du monstre. Elle était si dure qu’on aurait dit des épines.

La Bête poussa un autre cri de douleur et parti se cacher dans les bois.

Mais elle ne s’était pas enfuie. Grognant de rage, elle tenta de détecter ses proies dans la clairière.

- Bien joué. Chuchota Joshua. À moi.

Il prit alors une grande inspiration et siffla.

La Bête se jeta sur l’albinos dans son dos. Cathy eut tout juste le temps d’éviter de se faire broyer et lança un regard inquiet à son camarade.

Joshua tourna tout en se laissant tomber sur le dos, tenant fermement son katana vers le ciel.

Aveugle, la Bête alla s’étriper sur le fil de la lame du jeune homme. Après un moment passé en l’air, la créature glissa sur le sol et alla heurter un arbre qui se déracina au passage, répandant d’immenses flots de sang dans la clairière.

Constellé de gouttelettes de sang, Joshua s’essuya le visage avec sa manche, puis se releva et alla en direction du corps de la Bête.

Catherine, elle, était à bout de souffle. Elle respirait fort et tenta de retrouver son calme tout en regardant son collègue marcher vers le monstre.

Arrivé au niveau du corps, Joshua posa le pied sur sa tête, leva son sabre et le planta dans le crâne de la créature. Il l’ôta ensuite, fit un mouvement ample et circulaire, débarrassant la lame du sang, et rengaina.

Il revint ensuite sur ses pas et alla s’écrouler aux côtés de sa camarade, sous son regard interloqué.

- Pour s’assurer qu’il est bien mort. Fit Joshua pour répondre à la question que se posait Cathy. Au fait ! Ajouta-t-il en se levant d’un bond.

Il alla trottiner à nouveau vers le corps de la Bête, se pencha, s’affaira quelques secondes, puis revint aux côtés de sa partenaire.

Il ouvrit la main et révéla des morceaux de dents.

- Pour les agents blessés. Dit-il. J’avais dit qu’on leur ramènerait un souvenir.

Catherine sourit. Elle soupira et s’adressa à son collègue.

- Et maintenant ?
- Ça. Répondit Joshua en sortant un téléphone Nokia à clapet.

Il l’ouvrit, tapota sur quelques touches, le referma et le rangea dans la poche intérieure de sa veste.

- Il n’y a plus qu’à attendre l’équipe de récupération. Conclut-il.
- C'est-à-dire ? Demanda Catherine.
- J’ai sur mon téléphone une commande envoyant un signal de « fin de mission » à l’équipe de récupération du S.I.S.A. Une fois qu’on a éliminé un monstre, on envoie le signal. Ils arrivent pour récupérer le corps, ils l’étudient et tant qu’à faire, ils en tirent des matériaux pour fabriquer nos armes et divers équipements.
- Ah bon ? S’étonna Cathy.
- Oui. Apparemment, les os des myths sont constitués d’une matière spéciale aisée à travailler, mais aussi très résistante. Si tu veux plus de précisions, tu n’auras qu’à demander à l’agent Kyu. C’est lui le chercheur en chef. C’est un très grand scientifique, même s’il passe pour un savant fou.
- D’accord, je vois. Fit Catherine en jetant un regard à ses glocks. Ainsi, cette matière de couleur bleue chromée est obtenue avec les os des myths... Se dit la jeune femme. Du coup, on attend qu’ils arrivent ? Ajouta-t-elle.
- Tout à fait. Dit Joshua en s’allongeant dans l’herbe. Ah, et une dernière chose. Dit-il en se relevant d’un coup.

Il fouilla dans les poches de sa veste et en sortit de l’alcool médicinal et du sparadrap.

- Il faut soigner ça. Dit-il en désignant la blessure à la joue de Catherine.
- T’as raison, merci. Dit-elle en prenant l’alcool et les pansements.

Elle sortit un mouchoir en papier, l’imbiba d’alcool et nettoya la plaie en grimaçant.

- Attends, je vais t’aider. Dit Joshua en mettant en place les pansements sur la joue de sa collègue.
- Merci.

Joshua s’affala ensuite à nouveau dans l’herbe.

Le silence et le calme étaient revenus dans la forêt des Cévennes. La nuit commençait à tomber, et le vent s’était levé. Il faisait de plus en plus froid.

On commençait à distinguer des étoiles dans le ciel quand un grondement se fit entendre. La cime des arbres s’agita frénétiquement et un étrange faisceau de lumière perça à travers la végétation.

Un immense appareil semblable à un hélicoptère les survola et alla se poser un peu plus loin. Joshua se leva et Catherine l’imita.

Quelques instants plus tard une vingtaine d’agents transportant une sorte de cage fit son apparition dans la clairière. Devant eux accourrait un petit homme âgé aux cheveux blancs et portant de grosses lunettes rondes, une blouse blanche et des gants en caoutchouc noir.

- Bonsoir agent Kyu ! Dit Joshua en haussant la voix, pour couvrir le son de l’hélicoptère.
- Bonsoir, M. Spencer ! Répondit le petit homme avec un accent allemand et un zozotement. À quoi avons-nous affaire, cette fois-ci ? Demanda-t-il, visiblement très excité.
- La Bête du Gévaudan. Je dirais un myth de classe Omega. Répondit Joshua.
- Oh ! Merveilleux ! Fantastique ! S’enjoua le scientifique.

Il couru précipitamment vers le corps du monstre et sembla au comble de la joie.

Il sautilla sur place tout en parlant tout seul.

- Ce monstre est une merveille ! S’excita-il. 800kg au bas mot ! Trois ou quatre mètres de long ! Oh ! Vous n’aviez pas à l’autopsier pour moi, M. Spencer ! C’est trop aimable ! Rigola-t-il, faisant référence au fait que Joshua avait éventré la Bête. Et ce poil… Fit-il en s’accroupissant. Il semble possèdes des propriétés étonnantes ! Il est différent de celui de la Chupacabra ! Parfait ! S’exclama-t-il en se relevant. Emmenez-le, je vous prie ! Cria-t-il à l’attention des agents transportant la cage.

Ils durent s’y mettre à une dizaine de personne pour mettre le corps de la Bête dans la cage. Un des agents alla ensuite à la rencontre des chasseurs de monstres.

- Nous allons le transporter avec le treuil de l’hélico. Expliqua-t-il. Nous allons rester ici pour les derniers préparatifs. Vous, montez à bord avec le professeur. On vous ramène au bercail.

Tous hochèrent la tête et Joshua et Catherine suivirent le professeur et quelques agents jusqu’à une autre clairière où l’hélicoptère s’était posé. Les moteurs se mirent à nouveau en marche et tout le monde monta à bord.

Ils attachèrent leurs ceintures, mirent des casques de protection sur les oreilles et ils décollèrent, récupérant au passage la cargaison.

Joshua, Catherine et le professeur s’étaient assis un peu à part. Ce dernier s’adressa à Catherine.

- Je n’ai pas eu le loisir de me présenter. Dit-il. Je suis le professeur Franz Kartmann, autrement appelé « Agent Kyu ». C’est moi qui ai fabriqué vos « Bohrer » et les « Slicers » de M. Spencer. Ajouta-t-il avec une pointe de fierté dans la voix.
- Professeur, on avait dit « pas de noms »… Se plaint Joshua.
- M. Spencer ! S’indigna le professeur Kartmann. Ces armes que je fabrique sont uniques ! Chacune me procure beaucoup de fierté ! Je les vois comme mes propres enfants !
- Si vous voulez… Soupira Joshua. Mais vous n’être pas obligé d’en faire profiter tout le monde…
- Vous serez bien heureux de recevoir mes nouvelles petites merveilles que j’aurais fabriquées avec les matériaux que vous m’avez ramené ! S’enquerra le professeur. Vous bien êtes du même avis que moi, Mlle ?...
- Lowrence. Catherine. Répondit-elle pour se présenter. Je… Ce que vous faites me dépasse un peu… Tenta-t-elle pour se substituer poliment à la question.
- C’est pour cela que c’est moi le scientifique ! Conclut le professeur en riant.

Le reste du voyage, le professeur expliqua son travail à Catherine, sous le regard amusé de Joshua. Ce dernier avait également subi ce petit « bizutage » lors de ses premières missions. Et aussi étrange que cela puisse paraitre, cela l’avait fait s’attacher au vieux professeur excentrique. Et il semblait que Catherine aussi était en train de l’apprécier de plus en plus.

Le voyage jusqu’à Philadelphie fut plus rapide qu’à l’aller. Un médecin était venu voir Catherine pour soigner ses blessures. Après quelques minutes, il n’y avait presque plus rien, comme si elle n’avait jamais été blessée. Seul subsistait un pansement de forme carrée apposé sur sa joue.

L’hélicoptère se posa près de l’Independence Seaport Museum, sur la rivière Delaware.

Le duo de chasseurs de monstres salua le professeur et les agents. Ils se dirigèrent ensuite vers la ville où ils prirent un taxi pour les ramener à leur maison de Lombard Street.

La Ford de Joshua était garée devant la maison. Quelqu’un la leur avait ramenée. Leurs affaires sur les épaules, Joshua et Catherine ouvrirent la porte et laissèrent leurs affaires dans le couloir.

Joshua demanda alors à Cathy d’aller dans le salon, le temps de verrouiller la porte.

Il s’installa en face d’elle, comme deux jours auparavant, lorsqu’elle était venue la première fois.

- Tu as vraiment assuré, tout à l’heure. Bien joué ! La félicita-t-il.
- Oh ! Euh, merci ! Dit-elle, étonnée.
- Je vais être honnête. Personne ne pensait que tu étais prête pour cette mission. Moi le premier.
- Hum… Fit Catherine.
- Mais, une fois sur le terrain, j’ai décidé de te faire confiance et ça a payé. Continua l’albinos. Tu as agis comme il le fallait. Vraiment, bravo.

Catherine rougissait et souriait. Tous ces compliments venant de Joshua lui faisaient plaisir. Mais elle se demandait s’il ne l’avait pas laissé faire. S’il n’avait pas imaginé cette tactique exprès pour la faire participer au combat. Vu la façon dont il avait tué la Bête, il aurait pu faire cela dès le début, sans prendre la peine de lui crever les yeux. Peut-être essayait-il de l’encourager. À sa manière.

- Et quelque-chose me dit que tu te rappelleras longtemps de ta première blessure ! Ajouta-t-il en désignant le pansement sur la joue de Catherine.

Cette dernière posa les doigts dessus en souriant. La blessure avait disparu, mais il avait raison. Elle se souviendrait probablement toute sa vie d’une blessure infligée par une créature légendaire telle que la Bête du Gévaudan.

Mais les termes « première blessure » n’auguraient rien de bon pour la suite…

Joshua se leva alors, donnant une tape amicale sur le bras de Cathy en signe de félicitation, et dit à la jeune femme qu’il allait se coucher, lui intimant de faire de même.

Il sortit de la pièce, alla chercher ses affaires dans le couloir et monta les escaliers pour se rendre dans sa chambre.

Catherine resta donc seule dans le salon.

Elle pensa à quelque-chose.

Joshua était devenu bien plus avenant au fil des heures, lors de leur mission en France. Cela pourrait paraitre étrange qu’un tel revirement eut lieu en si peu de temps. Mais ce qui troublait le plus la jeune femme, c’était le fait que Joshua n’avait pas décoché un seul sourire, même alors qu’il la félicitait.

Ces félicitations étaient pourtant sincères.

Qu’avait-il bien pu arriver à Joshua Spencer pour qu’il ait ainsi cessé de sourire… Cette question trotta dans la tête de Cathy un petit moment. Puis elle se dit qu’il valait mieux ne pas trop y réfléchir. Si elle insistait là-dessus trop tôt, il risquerait de se braquer et sa confiance s’envolerait aussitôt. Mieux valait attendre pour déterrer les fantômes du passé d’une personne.

Elle se leva ensuite, monta les escaliers de la maison et s’installa dans la première chambre à gauche. La chambre en face de celle de Joshua, où il avait jeté ses affaires deux jours auparavent.

Cette fois-ci, elle était la bienvenue.

Elle tira les rideaux, se changea avec le même T-shirt gris « ♥ North Dakota », se glissa sous les couvertures du lit simple posé contre le mur, au milieu de la pièce, et s’endormi rapidement, fatiguée par sa première vraie mission.

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Rapport de Mission n°MH-JSPE-0047 - Suite

Écrit par : Joshua Spencer

Comme prévu, nous sommes partis de Paris vers Millau à 9h et sommes arrivés à 13h, heure locale.

Nous sommes arrivés sur place à 15h30, heure locale.

Le myth sera connu comme « La Bête du Gévaudan ». Myth de classe Omega.

La Bête a été récupérée par l’équipe de l’agent Kyu à 17h50, heure locale. Mission accomplie.

Terminé.




Et voilà, les jeunes, j'espère que ça vous a plu ! Smile
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